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Report du "dialogue national" en RDC


Edem Kodjo, nommé facilitateur de l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC. epa / LEGNAN KOULA

Edem Kodjo, nommé facilitateur de l’Union africaine pour le dialogue politique en RDC. epa / LEGNAN KOULA

Le facilitateur de l'Union africaine a annoncé vendredi soir le "report de l'ouverture des travaux du comité préparatoire" de ces assises, qui devaient commencer samedi.

Ce report vise à "permettre à tous les acteurs de prendre leurs dispositions pour que la grande famille des participants au dialogue soit au grand complet", a expliqué l'ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo dans un communiqué.

Le facilitateur et le groupe international de soutien à ces pourparlers "exhortent toutes les parties prenantes à faire preuve de dépassement pour créer les conditions de démarrage des travaux du comité préparatoire dans les tout prochains jours", écrit M. Kodjo.

Pour le facilitateur, la tenue du "dialogue national inclusif" est le seul moyen à même de permettre de trouver "une solution consensuelle à la situation politique qui prévaut en RDC, et ce dans l'intérêt supérieur du peuple congolais".

L'opposition congolaise avait d'abord boudé ce dialogue avant de se rallier derrière son chef de file, Étienne Tshisekedi (83 ans) rentré mercredi au pays, après deux années de soins en Belgique.

Dans son ensemble, l'opposition pose des préalables, dont la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion avant l'ouverture de ces assises censées réunir autour d'une table les représentants de la majorité, de l'opposition ainsi que ceux de la société civile.

Vendredi, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans un stade de Kinshasa pour exprimer leur soutien au président Joseph Kabila et au dialogue voulu par lui, en vue d'"élections apaisées" dans le pays.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat s'achève le 20 décembre, mais la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat. L'opposition le soupçonne de chercher à tout faire pour s'accrocher au pouvoir en retardant la tenue de la présidentielle censée se tenir cette année mais devenue improbable.

Dans le pays comme au sein de la communauté internationale, de nombreuses voix s'élèvent pour que les parties entament vite les discussions, afin d'éviter que le pays ne plonge à nouveau dans le chaos, après autant d'efforts consentis pour le sortir de deux guerres dans l'est (1996-1997 et 1998-2003).

Avec AFP

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