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Rentré à Banjul, le président gambien contre-attaque


Yahya Jammeh (AP)

Yahya Jammeh (AP)

Dans une allocution télévisée diffusée mercredi soir, le président gambien a réfuté les spéculations autour d'un possible coup d'Etat qu'aurait lancé un ancien commandant de la garde présidentielle.

REUTERS - Le chef de l'Etat gambien Yahya Jammeh, rentré mercredi à Banjul, a accusé des dissidents soutenus par des puissances étrangères d'être à l'origine de l'attaque commise la veille dans la capitale.

Dans une allocution télévisée diffusée mercredi soir, le président gambien a réfuté les spéculations autour d'un possible coup d'Etat qu'aurait lancé un ancien commandant de la garde présidentielle.

"C'était une attaque menée par des groupes terroristes soutenus par des puissances étrangères que je ne nommerai pas", a-t-il dit.

Le président, rentré précipitamment de l'étranger dans la nuit de mardi à mercredi, a précisé que les dissidents impliqués vivaient aux Etats-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

A Banjul, les commerces et les banques ont rouvert mercredi au lendemain de la fusillade qui a eu lieu aux abords du palais présidentiel.

Signe de la tension qui règne encore dans la capitale, trois points de contrôle ont été mis en place sur le pont Denton, qui y conduit, rapportent des témoins.

"Il y a des craintes de représailles", a souligné un diplomate occidental ayant requis l'anonymat, qui a fait état de quatre morts et quatre blessés parmi les assaillants après l'attaque de mardi. La plupart des victimes seraient d'anciens membres des forces gouvernementales, a-t-il précisé.

Selon la presse locale et plusieurs observateurs, Lamine Sanneh, ancien chef de la garde présidentielle et réserviste de l'armée américaine qui possède la double nationalité, faisait partie du groupe.

A Washington, un représentant du département d'Etat a assuré que les Etats-Unis n'avaient joué "absolument aucun rôle" dans les événements de mardi, ajoutant que la situation était "actuellement calme".

A l'issue d'un bref débat à l'Onu, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, a demandé l'ouverture d'une enquête et lancé un appel à la retenue.

Un coup d'Etat a été déjoué en 2006 et certains de ses auteurs auraient été exécutés, selon Amnesty International.

Yahya Jammeh, âgé de 49 ans, a pris le pouvoir par la force en 1994 et a étouffé depuis toute opposition. Il est de plus en plus décrié pour son bilan en matière de respect des droits de l'homme.

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