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Rencontre Kerry-Zarif mardi à New York


Photo d'archives: Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry en conciliabule avec le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif à Vienne, le 16 janvier 2016.

Photo d'archives: Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry en conciliabule avec le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif à Vienne, le 16 janvier 2016.

Les Etats-Unis, qui s’attellent à une réintégration de l'Iran dans l'économie mondiale, sont en même temps préoccupés par la poursuite d'"actions déstabilisatrices" de Téhéran au Moyen-Orient.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif s'entretiendront mardi à New York des tensions autour de l'application de l'accord sur le nucléaire iranien et du règlement du conflit syrien, a indiqué le département d'Etat.

Ce nouveau déplacement du secrétaire d'Etat se poursuivra cette semaine par un voyage au Caire, puis à Ryad pour rejoindre le président Barack Obama, a annoncé le porte-parole de la diplomatie américaine John Kirby.

MM. Kerry et Zarif, dont les gouvernements n'ont plus de relations diplomatiques depuis avril 1980, se parlent et se voient très régulièrement. La dernière fois, à Vienne le 16 janvier pour la mise en oeuvre de l'accord de contrôle du programme nucléaire iranien scellé le 14 juillet 2015 entre les grandes puissances et Téhéran. Ce règlement s'est traduit par une levée en principe de sanctions internationales contre l'Iran.

Les deux hommes doivent discuter de l'application de cet accord et les Etats-Unis "sont tout à fait conscients des inquiétudes" de l'Iran en la matière, a commenté M. Kirby.

Téhéran a en effet estimé ces derniers jours que Washington ne respectait pas ses engagements et l'empêchait de bénéficier pleinement de la levée d'une grande partie des sanctions économiques.

L'administration américaine, qui milite avec force pour une réintégration de Téhéran dans l'économie mondiale, dénonce parallèlement la poursuite d'"actions déstabilisatrices" de l'Iran au Moyen-Orient. En particulier, son "soutien au terrorisme" et ses essais de missiles balistiques.

MM. Kerry et Zarif doivent échanger sur la guerre en Syrie, au moment où les négociations indirectes entre le régime et l'opposition à Genève et la cessation des hostilités sont menacées d'effondrement.

"L'Iran est à la table" des négociations sur le conflit syrien, via sa participation au Groupe international de soutien à la Syrie et l'appui qu'il apporte à Damas, et "peut être utile pour faire avancer le processus", a sobrement commenté John Kirby.

De New York, John Kerry s'envolera pour Le Caire où il s'entretiendra mercredi avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, selon le département d'Etat.

Washington et Le Caire ont des relations compliquées, écartelés entre leur nécessaire alliance historique en matière de sécurité et leurs tensions autour des violations des droits de l'homme par le régime Sissi.

Jeudi, M. Kerry doit rejoindre le président Obama qui effectuera une visite délicate à Ryad centrée sur la Syrie, le Yémen et l'Iran et participera au sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Oman).

Avec AFP

Avec AFP

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