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Refus de dédommagements après la mort d'un Ghanéen lors de son expulsion du Japon


Quelques spectateurs en train de contempler un avion japonais atterrir à l'aéroport international de Narita, à partir du parc de Sakuranoyama, à l'est de Tokyo, 14 mars 2015.

Quelques spectateurs en train de contempler un avion japonais atterrir à l'aéroport international de Narita, à partir du parc de Sakuranoyama, à l'est de Tokyo, 14 mars 2015.

Un tribunal japonais a rejeté l'octroi de dédommagements accordé en première instance à la famille d'un Ghanéen mort bâillonné lors de son expulsion du Japon pour séjour illégal.

Le tribunal d'instance de Tokyo avait décidé en mars 2014 que la famille d'Abubakar Awudu Suraj -- en instance d'expulsion au moment de sa mort en 2010 -- devait recevoir cinq millions de yens (43.000 dollars) pour son décès attribué à un étouffement.

Le Ghanéen âgé de 45 ans est décédé à l'aéroport de Tokyo Narita au moment où il était forcé de monter à bord d'un avion à destination du Caire.

Des agents de l'immigration avaient utilisé des moyens de contention pour contrôler l'émigré clandestin. Ils l'avaient aussi bâillonné avec une serviette et forcé à se plier vers l'avant, une position qui, selon le tribunal de première instance, avait provoqué son asphyxie.

Les attendus du tribunal de Tokyo qui a renversé lundi le jugement n'étaient pas immédiatement disponibles.

Mais selon le quotidien Asahi Shimbun, la haute cour a estimé que l'homme avait succombé à un arrêt cardiaque et "qu'il n'y avait pas de relation de cause à effet" avec les moyens utilisés lors de son expulsion.

Le ministère public n'avait pas demandé de poursuites contre les agents de l'immigration à l'époque mais la veuve de Suraj avait déposé une plainte au civil pour connaître les circonstances de sa mort.

Le Japon est depuis des années l'objet de critiques d'ONG de défense des droits de l'homme, avocats et communautés de migrants pour la dureté des traitements infligés par certains agents de l'immigration et les conditions de vie dans les centres de rétention.

Un Sri Lankais est mort en 2014 dans un de ces centres après s'être plaint de douleurs à la poitrine. L'année précédente, un demandeur d'asile de la minorité rohingya de Birmanie était également mort après un malaise, sans que le personnel ne demande une aide médicale.

Avec AFP

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