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Merkel et Hollande affichent optimisme et unité sur la question des réfugiés


Le président français François Hollande, à droite, et la chancelière allemande Angela Merkel, assistent à une réunion avant la 18e réunion du cabinet français-allemand à Metz, France 07 Avril 2016. EPA / THIBAULT CARMUS / POOL

Le président français François Hollande, à droite, et la chancelière allemande Angela Merkel, assistent à une réunion avant la 18e réunion du cabinet français-allemand à Metz, France 07 Avril 2016. EPA / THIBAULT CARMUS / POOL

Le président français et la chancelière allemande ont déclaré qu’ils affichaient une même "volonté" de "trouver pour l'Europe le meilleur chemin" concernant la crise des réfugiés.

François Hollande a célébré "la constance et la confiance" de relations "intenses et continues" entre les deux pays. Ils partagent, a-t-il souligné, une même "volonté" de "trouver pour l'Europe le meilleur chemin" , lors de la conférence de presse clôturant le Conseil des ministres franco-allemand particulièrement consensuel à Metz.

Quant à la chancelière, elle a répondu avec humour aux critiques formulées à la mi-février par le Premier ministre français Manuel Valls sur sa politique d'ouverture à l'égard des réfugiés. Visitant un camp d'accueil à Munich, le chef du gouvernement français avait jugé que cette politique n'était "pas tenable dans la durée".

"Des mots un peu difficiles ou des critiques ont plutôt tendance à me stimuler qu'à me mettre en colère", a-t-elle souri.

L'Allemagne a accueilli plus de 1,1 million de migrants l'an dernier, mais un accord récent entre l'Union européenne (UE) et la Turquie prévoit désormais le renvoi en sol turc de nouveaux migrants arrivant en Grèce.

"Je suis parfaitement conscient de ce qu'a été la situation en Allemagne : cet accueil de dizaines, de centaines de milliers de personnes et de ce que ça a pu représenter", a déclaré François Hollande.

La position de la France a "toujours été la même depuis le départ de cette crise: la protection de la frontière extérieure, l'accueil des réfugiés au titre du droit d'asile (...) et, en même temps, le retour des migrants qui n'ont pas de droits à faire valoir pour vivre durablement sur le continent européen", a plaidé jeudi M. Hollande.

D'une manière générale, les deux dirigeants, qui étaient accompagnés chacun d'une quinzaine de membres de leurs gouvernements respectifs, se sont montrés satisfaits de l'évolution de la crise des réfugiés qui met à l'épreuve l'Union européenne.

"Je suis très heureuse aujourd'hui, sachant toutefois que nous ne sommes pas encore venus à bout de toutes les tâches qui nous incombent", s'est félicité la chancelière.

François Hollande a insisté pour sa part sur la nécessité d'un "retour aux principes de Schengen, à la maîtrise de notre frontière extérieure".

La seule annonce concrète toutefois de ce Conseil des ministres conjoint en lien avec cette crise aura été la création d'un Conseil de l'intégration franco-allemand.

Angela Merkel et François Hollande se sont également rejoints sur le dossier libyen, réaffirmant leur "soutien" au gouvernement libyen d'union nationale de Fayez al-Sarraj, constitué à Tripoli.

Avec AFP

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