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Référendum constitutionnel : les pro-Sassou en masse dans la rue à Brazzaville


Le président congolais Denis Sassou Nguesso

Le président congolais Denis Sassou Nguesso

Nouvelles manifestations à Brazzaville, mais ce sont cette fois les partisans du président de la République, Denis Sassou Nguesso, qui ont battu le pavé.

Brazzaville accueillait samedi une manifestation massive en faveur du président congolais Denis Sassou Nguesso à l'endroit-même où l'opposition avait mobilisé fortement deux semaines plus tôt pour dire non au changement de constitution voulu par le chef de l'État, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vers 16h00 (15h00 GMT), la foule rassemblée sur le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale congolaise, était légèrement supérieure en nombre à celle observée le 27 septembre, estimée alors à quelques dizaines de milliers de personnes.

Les Congolais doivent être consultés par référendum le 25 octobre sur un projet de nouvelle loi fondamentale qui ferait entrer le pays dans une nouvelle République et permettrait à M. Sassou - qui cumule plus de trente ans à la tête du Congo - de briguer un nouveau mandat en 2016.

La campagne en vue de cette consultation populaire s'est ouverte vendredi.

Parmi la foule compacte rassemblée sur plusieurs centaines de mètres devant un podium ou défilaient des orateurs, nombre de manifestants portaient des tee-shirts "Allons aux urnes" , "Oui au changement de constitution".

Au-dessus des têtes flottaient des banderoles "Oui au référendum", "Oui pour une nouvelle République", ou encore "Sassoui", réponse directe au "Sassoufit !" des manifestants du 27 septembre.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

La Constitution actuelle lui interdit à double titre de se présenter à la présidentielle devant avoir lieu mi-2016 car elle limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un chef de l'État, et à 70 ans l'âge maximal pour être candidat à la magistrature suprême.

Avec AFP

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