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Référendum au Congo : chaque camp crie à la victoire


Denis Sassou Nguessou en train de voter lors du référendum constitutionnel, à Brazzaville, 25 octobre 2015.

Denis Sassou Nguessou en train de voter lors du référendum constitutionnel, à Brazzaville, 25 octobre 2015.

Pour le parti au pouvoir, le Parti congolais du Travail (PCT), le oui l’emporterait avec une victoire écrasante alors que l’opposition parle d’un échec cuisant subi par "ceux qui ont appelé au pouvoir".

Mathais Dzon, leader de l’opposition congolaise que VOA Afrique a joint, il ne reste plus qu’au président Denis Sassou Nguesso d’admettre l’échec.

"La réponse a été cinglante hier. Je ne sais même pas si le taux de participation va atteindre 2%", affirme-t-il.

Selon lui, les Congolais ont boudé les urnes, dimanche. "Ça veut que les Congolais ont rejeté le changement de Constitution…, ont rejeté la demande du troisième mandat par le président Sassou", soutient M. Dzon.

Pour sa part, Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT estime que le référendum s’est bien déroulé dans la paix et toute sécurité.

Pour lui, il serait exagéré de dire que les Congolais n’ont pas voté car la situation d’un bureau de vote ou d’un arrondissement de Brazzaville ne peut pas être généralisée sur toute l’étendue du pays.

"La mobilisation a été forte, sauf que ça ne peut pas être le même niveau de mobilisation partout", argumente M. Ngolo.

"C’est incontestable, le ‘oui’ est largement majoritaire", affirme le secrétaire général du PCT.

L’opposition dénonce, selon M. Dzon, le bourrage des urnes partout.

"Normalement, si le président Sassou veut avoir la conscience tranquille, si c’est un homme d’honneur, un homme digne, il doit invalider ce référendum qui n’en a pas été un", déclare l’opposant.

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