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Libye : la Turquie lâche le colonel Kadhafi


Ahmet Davutoglu (à gauche) lors de sa visite à Benghazi

Ahmet Davutoglu (à gauche) lors de sa visite à Benghazi

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu reconnait désormais le Conseil national de transition libyen comme le représentant légitime du peuple libyen. Il s’est rendu ce dimanche à Benghazi, fief de la rebellion.

Il s’agit d’une nouvelle avancée diplomatique pour les rebelles ; la Turquie a jusqu’ici ménagé le colonel Kadhafi. Les rebelles se sont exprimés sur son avenir : Ils disent accepter qu’il reste en Libye à condition qu’il démissionne, retire ses troupes, et se soumette à une surveillance internationale. C’est ce qu’annoncé Mustafa Abdel Jalil, le leader du CNT. Il a souligné que les rebelles décideraient alors de l’emplacement de son lieu de résidence et de tous ses mouvements.

Les rebelles avaient déjà fait cette proposition au colonel Kadhafi, il y a un mois, par l’intermédiaire des Nations-Unies. Mais ils n’ont pas obtenu de réponse.

Le départ de M. Kadhafi est fondamental pour le Conseil National de Transition. Ses dirigeants estiment d’ailleurs que le nouveau plan de résolution du conflit de l’Union africaine n’est pas viable, puisqu’il n’appelle pas à sa démission.

Au centre, le chef de la diplomatie libyenne à Malabo en Guinée Equatoriale, à l’occasion du 17ème sommet de l’Union Africaine.

Au centre, le chef de la diplomatie libyenne à Malabo en Guinée Equatoriale, à l’occasion du 17ème sommet de l’Union Africaine.

Les dirigeants africains, réunis le 30 juin et le 1er juillet à Malabo en Guinée Equatoriale, à l’occasion du 17ème sommet de l’Union Africaine, ont en effet proposé un plan prévoyant un cessez-le-feu immédiat entre le gouvernement libyen et les rebelles, un calendrier pour des réformes démocratiques, la libération des prisonniers de guerre et la levée de tous les sièges. Les leaders présents au sommet assurent aussi que le colonel Kadhafi sera écarté des négociations sur une transition démocratique en Libye, conduites par l’organisation panafricaine.

Enfin du coté de Washington, la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, affirme que la mission de l’Otan en Libye ne se laissera pas intimider par les menaces du colonel Kadhafi.

Elle répondait ainsi à Mouammar Kadhafi qui a lancé un avertissement dans un message audio diffusé à l’intention de plusieurs milliers de ses partisans rassemblés sur la place centrale de Tripoli. Il y a menacé l’OTAN de conséquences imprévisibles si l’Alliance continuait sa campagne aérienne de bombardements en Libye.

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