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Affaire Habré : diverses réactions à la volte-face du président Wade


Former Chadian president Hissène Habré leaves Dakar's courthouse escorted by prison guards (2005 file photo)

Former Chadian president Hissène Habré leaves Dakar's courthouse escorted by prison guards (2005 file photo)

En fin de semaine, le gouvernement sénégalais avait dit vouloir expulser Hissène Habré avant de revenir, dimanche, sur sa décision, en réaction à une demande de Navi Pillay, Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme.

La Belgique a renouvelé, lundi, sa volonté de juger l'ex-dictateur tchadien Hissène Habré, exilé au Sénégal depuis 1990.

En fin de semaine, le gouvernement sénégalais avait dit vouloir expulser Hissène Habré avant de revenir, dimanche, sur sa décision, en réaction à une demande de Navi Pillay, Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme.

Hissène Habré été condamné à mort par contumace au Tchad pour ses crimes présumés qui ont fait des milliers de victimes pendant ses années de pouvoir de 1982 à 1990.

Au Tchad, la volte-face du Sénégal de suspendre l’expulsion de Hissène Habré vers N’Djamena est diversement appréciée. Le ministre tchadien des droits de l’Homme, Abderamane Djasnabaille, dit prendre acte de la décision du président Abdoulaye Wade. « Ce que nous regrettons, c’est pas rapport aux victimes qui, une fois de plus, vont attendre, jusqu’à quand ? on en sait pas », a-t-il souligné.

Daniel Dézoumbé Passalé, président de Droits de l’Homme sans frontières, expulser Hissène Habré vers le Tchad, c’est l’envoyer à l’abattoir.

L’opposant Yorongar Ngarledji abonde dans le même sens. « J’ai porté plainte contre plusieurs commissaires, policiers, auteurs de sévices perpétrées contre des personnes ; où sont les résultats ? » s’est-il demandé avant d’ajouter : « la justice tchadienne ne pas garantir les droits minimum des victimes ou des plaignants. »

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