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Réactions mitigées à l'accord sur le nucléaire iranien


Le négociateur iranien Mohammad Javad Zarif serrant la main au secrétaire d'Etat américain John Kerry

Le négociateur iranien Mohammad Javad Zarif serrant la main au secrétaire d'Etat américain John Kerry

Les réactions à l’annonce du pacte intervenu à Genève sur le programme nucléaire de Téhéran étaient des plus variées dimanche.

Si les dirigeants iraniens ont salué l’accord, le Premier ministre israélien n’a pas caché sa colère.

Dans un discours télévisé, le président iranien Hassan Rouhani a dit que l'accord provisoire conclu dimanche matin à Genève reconnait le « droit » de l’Iran à enrichir de l'uranium.

L'Iran maintient que son programme nucléaire a des fins strictement pacifiques. Mais Israël et les puissances occidentales redoutent qu’à terme, Téhéran ne puisse se doter de l’arme nucléaire.

A noter que le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a rejeté cette interprétation de l'accord conclu par l’Iran avec Washington et cinq autres puissances mondiales. Il a déclaré à Genève que le document « ne dit pas que l'Iran a le droit d’enrichir » l’uranium.

Devant le cabinet israélien dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l'accord de Genève « d’erreur historique » qui fait du monde « un endroit beaucoup plus dangereux ». Israël préconise le renforcement des sanctions contre l'Iran et un démantèlement complet de ses installations nucléaires. M. Netanyahu a réitéré sa menace « qu’Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ».

Deux Etats du Golfe se sont prudemment félicités de l'accord de Genève. Les Émirats arabes unis (EAU) ont exprimé l'espoir que cela conduira à un accord permanent qui préservera la stabilité dans la région et la protègera contre la prolifération nucléaire. Le Bahreïn a dit espérer que la « peur » disparaisse dans la région.

L’Irak et la Syrie ont également bien accueilli l’accord. Pour Bagdad, c’est un pas dans la bonne direction en vue de résoudre divers problèmes régionaux. Damas a rappelé que les négociations sont le meilleur moyen de mettre fin à un conflit.
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