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Rejet de la demande de retransmission en direct des négociations de la dernière chance en RDC


Deuxième de la gauche, Monseigneur Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique en RDC, marche avec des évêques congolais avant l’ouverture du dialogue politique, à Kinshasa, RDC, 8 décembre 2016. (VOA/Top Congo)

Les évêques catholiques congolais ont rejeté à Kinshasa la demande de la majeure partie de l'opposition de retransmettre en direct les négociations de la dernière chance censées sortir la République démocratique du Congo de la crise, à huit jours de la fin du mandat du président Kabila.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a ouvert ces négociations le 8 décembre à Kinshasa pour tenter de trouver un compromis politique entre les signataires de l'accord d'octobre (convenu entre la majorité et une frange minoritaire de l'opposition) et ses détracteurs, de façon à organiser une transition jusqu'à la présidentielle devant permettre l'élection du successeur de Joseph Kabila.

Dimanche, le "Rassemblement", coalition d'opposants formée autour d'Étienne Tshisekedi, figure historique d'opposition en RDC, ont exigé la retransmission en direct des débats.

"On n'a pas accédé à cette demande de retransmettre en direct les débats parce que les gens ont tendance dans ce cas, à s'adresser au grand public au lieu de se concentrer sur l'essentiel", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Cenco, l'abbé Donatien Nshole.

"Comme la Cenco a dit qu'il n'y a pas retransmission en direct, le Rassemblement exigera d'entamer directement les discussions en commissions afin d'éviter le blocage", a réagi auprès de l'AFP Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti de M. Tshisekedi.

La majorité estime que l'opposition "cherche une tribune". "Ils ne l'auront pas", a de son côté répliqué à l'AFP le porte-parole de la majorité, André-Alain Atundu.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par le renvoi de la présidentielle qui devait avoir lieu cette année, à une date non fixée en vertu de l'accord d'octobre.

Avec AFP

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