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RDC : Washington satisfait d’une présidentielle fin 2016


Le président de la RDC Joseph Kabila, au centre, aux côtés de son homologue américain, Barack Obama, et de sa femme, Michelle Obama.

Le président de la RDC Joseph Kabila, au centre, aux côtés de son homologue américain, Barack Obama, et de sa femme, Michelle Obama.

Les Etats-Unis se sont félicités mercredi que l'élection présidentielle en RDC ait été fixée en novembre 2016, Washington ayant réclamé au président Joseph Kabila de respecter la Constitution qui lui interdit de se représenter.

Le département d'Etat a "salué" dans un communiqué "la publication (le 12 février, ndlr) d'un calendrier électoral global pour la RDC par la commission électorale nationale indépendante (Ceni)" fixant au 27 novembre 2016 le scrutin présidentiel.

"Nous considérons cette importante élection présidentielle, conformément à la Constitution, comme une occasion pour le gouvernement congolais et son peuple de poursuivre la démocratisation du pays grâce à des élections organisées dans les délais et ce qui devrait être la première transition pacifique du pouvoir dans le pays", a argumenté la diplomatie américaine.

"Nous avons hâte d'aider la RDC à atteindre son but en matière de démocratisation", a encore écrit le département d'Etat, plaidant pour le "dialogue entre toutes les parties prenantes" à Kinshasa.

De fait, la présidentielle, si elle se tient le 27 novembre 2016, pourrait marquer la première transition démocratique du pouvoir depuis que la RDC a pris son indépendance de la Belgique en 1960.

Ce pays traverse une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à l'issue d'un scrutin marqué par des irrégularités massives. Aucune élection n'a eu lieu depuis lors.

L'opposition soupçonne M. Kabila, âgé de 43 ans et à qui la Constitution interdit de se représenter en 2016, de chercher à retarder la présidentielle pour rester à son poste au-delà du terme de son mandat.

En mai dernier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'était rendu à Kinshasa pour demander au président congolais de ne pas modifier la Loi fondamentale de son pays et donc de ne pas se représenter pour un nouveau mandat.

VOA/AFP

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