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RDC : ouverture d'un nouveau procès contre Germain Katanga, libéré par la CPI


Germain Katanga, ancien chef de la milice Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI) en Ituri.

Germain Katanga, ancien chef de la milice Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI) en Ituri.

Le procès de l'ancien chef de guerre congolais Germain Katanga, condamné par la Cour pénale internationale (CPI) pour complicité de crime de guerre, s'est ouvert mercredi matin à Kinshasa où il est poursuivi pour crime contre l'humanité et participation a un mouvement insurrectionnel.

Germain Katanga et ses cinq coaccusés sont poursuivis pour "crime de guerre, crime contre l'humanité et participation à un mouvement insurrectionnel" en Ituri, province du nord-est de la RDC, frontalière avec l'Ouganda.

L'audience s'est ouverte à 11H40 (10H40 GMT) devant la Haute cour militaire en raison du grade de général de l'armée congolaise du principal accusé.

Entré un peu plus tôt accompagné d'autres officiers et sous-officiers membres de sa milice des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), Germain Katanga, souriant et très détendu, a chaleureusement salué certains officiers présents dans la salle d'audience et a échangé avec ses avocats.

Surnommé Simba ("Lion" en swahili) pour sa férocité lorsqu'il était à la tête des FRPI, M. Katanga, 37 ans, a été condamné par la CPI en 2014 à 12 ans de prison pour sa complicité dans l'attaque d'un village ayant fait environ 200 morts en 2003.

Transféré à Kinshasa en décembre, M. Katanga, devait sortir de prison le 18 janvier, compte tenu de son temps passé derrière les barreaux en préventive et de la remise de peine que lui avait accordée en novembre la CPI, conformément à son règlement.

Ce même jour, les autorités congolaises avaient indiqué qu'il ne serait pas libéré et que des poursuites avaient été ouvertes contre lui.

Région riche en or, l'Ituri a été le théâtre d'affrontements particulièrement sanglants entre milices constituées sur une base essentiellement ethnique entre 1999 et 2007. Jusqu'à 60.000 personnes seraient mortes dans ces violences.

La RDC a été dévastée par deux guerres entre 1996 et 2003 et sa partie orientale reste ravagée par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

D'innombrables atrocités ont été commises durant toutes ces années par toutes les parties en conflit, dont la quasi-totalité reste impunie.

Depuis 2014, les autorités ont néanmoins pris un certain nombre de mesures pour tenter de mettre fin à l'impunité régulièrement dénoncée par les Nations unies et les défenseurs des droits de l'Homme.

Plusieurs officiers supérieurs ou généraux ou anciens chefs rebelles ont ainsi été condamnés par la justice congolaise pour divers crimes de guerre.

Avec AFP

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