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Un officier supérieur tué par des rebelles ougandais dans l'est de la RDC


Un soldat, kalachnikov en bandoulière, un enfant sur ses épaules, marche derrière une femme et un enfant près d’un camp de déplacés à OICHA, dans le Nord-Kivu. VOA/Charly Kasereka

Un soldat, kalachnikov en bandoulière, un enfant sur ses épaules, marche derrière une femme et un enfant près d’un camp de déplacés à OICHA, dans le Nord-Kivu. VOA/Charly Kasereka

Cet incident a eu lieu lors d'une "opération de fouille" visant des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) au Nord-Kivu, a annoncé lundi l'armée congolaise.

"Le major Sabuni Louis, commandant second" d'un bataillon des Forces armées de la République démocratique du Congo engagé contre les rebelles musulmans ougandais de l'ADF a été tué "pendant que lui et son équipe étaient dans une opération de fouille" à Sesele, à 12 km au nord-est d'Oicha, dans le nord de la province, selon le général Marcel Mbangu, commandant du secteur opérationnel Sokola I.

Une source militaire, sous couvert d'anonymat a précisé à l'AFP que l'équipe avait été prise "par surprise" et "une dizaine de militaires partie en patrouille d'attaque, n'est pas rentrée". Une ONG locale avait fait état "d'au moins 12 militaires" tués lors des affrontements "sur une position" de l'armée.

le général Kasonga, porte-parole de l'armée congolaise a confirmé cette attaque attribuée à "des voyous" et a fait état de "trois rebelles tués". "Nous les avons défaits totalement", a-t-il déclaré.

En tournée dans la région, le président congolais Joseph Kabila a promis samedi aux habitants d'Oicha "l'éradication totale et définitive de cet ennemi (les ADF) dans un bref délai", lors d'une déclaration à la population en swahili, la langue locale, relayée à la télévision d'État.

Rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents depuis vingt ans dans l'est de la RDC, où ils sont accusés par l'ONU d'avoir tué plus de 500 civils dans une série de massacres ou d'attaques perpétrés depuis octobre 2014 dans le territoire de Beni et aux confins de l'Ituri voisine.

La dernière attaque d'envergure des rebelles date du 29 novembre. Selon l'ONU, 24 personnes dont un Casque bleu malawite ont péri dans un assaut contre la ville d'Eringeti, à la lisière du territoire de Beni et de l'Ituri.

Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances regionals.

Avec AFP

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