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RDC : trois ans de prison requis contre quatre militants de la Lucha à Goma


Une manfiesttion à Goma, dans le Nord-Kivu (AP Photo/Joseph Kay)

Une manfiesttion à Goma, dans le Nord-Kivu (AP Photo/Joseph Kay)

Les quatre militants en procès sont en liberté provisoire. Ils avaient été arrêtés en avril à Goma pour avoir demandé dans des tracts la libération de camarades arrêtés en mars à Kinshasa.

"Le parquet a requis trois ans de servitude pénale principale et le juge a pris le dossier en délibéré pour donner son jugement au plus tard le 11 septembre. On a plaidé pour l'acquittement et on est sûr que le juge, connaissant le droit, il va les acquitter", a déclaré à l'Agence France Presse (AFP) après l'audience Me Éric Sadiki, avocat des accusés.

Le réquisitoire du parquet est très sévère, selon Me Sadiki, qui l’estime "politisé". L'incitation à la désobéissance est passible, selon la loi congolaise, d'une peine de deux mois à trois ans de prison.

Le parquet a été "incapable de prouver quelle infraction ils ont commis, mais l'officier du ministère public a quand même requis 3 ans de prison. (...) Nous espérons que les juges, investis garants des libertés publiques par notre Constitution, auront le courage de ne dire que le droit", indique le compte Twitter de Lucha.

Les quatre militants ont été arrêtés en avril à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, pour avoir demandé par le biais de tracts la libération de militants arrêtés mi-mars à Kinshasa, ainsi que le respect des libertés publiques.

Le procès des quatre jeunes, qui bénéficient d'une liberté provisoire, s'est ensuite ouvert le 20 mai au tribunal de grande instance de Goma.

Le climat politique est tendu en République démocratique du Congo (RDC) à l'approche d'une série d'élections devant s'achever par la présidentielle prévue en novembre 2016, et à laquelle la Constitution congolaise interdit au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter.

En janvier, surtout à Kinshasa, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées au cours de manifestations violentes, réprimées par les forces de sécurité. Les manifestants dénonçaient un projet de loi électorale qui aurait pu permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième mandat.

Avec AFP

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