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RDC : transfert à Kinshasa d'un chef rebelle rwandais arrêté dans l'est


Un rebelle FDLR dans l'Est de la RDC (Archives)

Un rebelle FDLR dans l'Est de la RDC (Archives)

Le gouvernement congolais a annoncé vendredi le transfert à Kinshasa du chef adjoint des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) arrêté il y quelques jours dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Léopold Mujyambere, chef adjoint des FDLR a été transféré jeudi à Kinshasa, après son arrestation il y a trois ou quatre jours" à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est), a déclaré à l'AFP le ministre des Médias Lambert Mende.

"Son arrestation a eu lieu dans des circonstances fortuites à Goma, lors d'un contrôle de routine au port", a précisé M. Mende, ajoutant que "le dossier sera soumis à la justice (...) pour entamer la procédure du transfèrement vers le Rwanda".

En mars, un autre chef FDLR, Ladislas Ntaganzwa, arrêté dans la province du Nord-Kivu en décembre, avait été remis par les autorités congolaises au Comité de suivi des tribunaux pénaux internationaux de l'ONU avant son transfert au Rwanda.

"C'est un pas dans la bonne direction", a déclaré le ministre rwandais de la Justice Johnston Busingye, qui souhaite que M. Mujyambere soit "transféré" au Rwanda par les autorités congolaises, afin que "la justice" lui soit appliquée. Le ministre a toutefois regretté que la RDC n'ait pas encore saisi "officiellement" Kigali.

Les FDLR, des rebelles hutu rwandais dont un certain nombre de chefs et d'anciens combattants, sont présents dans l'est de la RDC et recherchés par la justice internationale pour leur rôle présumé dans le génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.

Opposés au président rwandais Paul Kagame, dont la prise du pouvoir à Kigali en juillet 1994 mit fin au génocide, les FDLR sont accusés de commettre régulièrement de nombreuses violations des droits de l'homme en RDC, où ils ont pris racine au fil des ans.

En février 2015, l'armée congolaise avait annoncé une offensive destinée à libérer le territoire national de ces rebelles disséminés au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et dans le nord de la province du Katanga.

Kigali a soutenu une succession de rébellions à dominantes tutsi dans l'est congolais et Kinshasa accuse régulièrement le Rwanda de déstabiliser sa façade orientale.

Le gouvernement rwandais, de son côté, accuse Kinshasa de ne rien faire pour mater les FDLR, qu'il considère toujours comme une menace stratégique importante, en dépit du fait que ce mouvement rebelle n'a pas lancé d'offensive majeure sur le sol rwandais depuis des années.

Avec AFP

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