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RDC : trois employés de la Croix-Rouge internationale enlevés dans l'est libérés


Des travailleurs de la croix rouge congolais portent un homme blessé lors des violences qui ont éclaté en marge d'un rassemblement électoral du candidat présidentiel Jean-Pierre Bemba à Kinshasa, RDC, 27 Juillet 2006. epa / NIC Bothma

Des travailleurs de la croix rouge congolais portent un homme blessé lors des violences qui ont éclaté en marge d'un rassemblement électoral du candidat présidentiel Jean-Pierre Bemba à Kinshasa, RDC, 27 Juillet 2006. epa / NIC Bothma

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) affirme n’avoir versé aucune rançon pour obtenir la libération de ses trois employés dont les ravisseurs ne sont pas toujours connus.

Trois employés congolais du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), enlevés mardi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été libérés, a annoncé samedi dans un communiqué le CICR, qui maintient toutefois pour le moment la suspension de ses déplacements dans cette province troublée du Nord-Kivu.

"Nous sommes soulagés du retour de nos collègues et nous nous réjouissons qu'ils aient retrouvé leurs familles. C'est la fin de leur calvaire ", déclare dans ce communiqué Alessandra Menegon, cheffe de la délégation du CICR en RDC, en remerciant notamment "les autorités, la population, les chefs communautaires et religieux" pour leur aide dans le processus de libération.

Les trois employés, qui faisaient partie d'un convoi d'assistance et de distribution d'aide, avaient été enlevés mardi par des hommes armés non identifiés dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

"Nos trois collègues sont arrivés ce matin (samedi, ndlr) à Goma", capitale du Nord-Kivu, a indiqué de son côté Elisabeth Cloutier, porte-parole du CICR à Goma, interrogée par l'AFP par téléphone. "Le CICR n'a versé aucune rançon", a-t-elle précisé, interrogée par l'AFP sur cette question.

Le CICR avait annoncé mercredi avoir suspendu "jusqu'à nouvel ordre" ses déplacements dans le Nord-Kivu, et maintient cette décision pour le moment. "Nous continuons à analyser la situation sur le terrain (...) cette question sera examinée", a déclaré samedi la porte-parole du CICR à Goma.

Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.

Les attaques contre les humanitaires sont récurrents dans cette région, où des dizaines de milices, locales et étrangères, et auteurs de graves violences, s'affrontent régulièrement.

En mars, le Bureau de coordination aux affaires humanitaires de l'ONU en RDC (Ocha) avait dénoncé la tendance croissante des attaques contre les travailleurs humanitaires dans cette région.

Avec AFP

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