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RDC : sept dirigeants de la majorité jugent "suicidaire" le jeu du pouvoir


Des policiers en faction devant le Palais du Peuple, siège du Parlement de la RDC, à Kinshasa, lundi le 5 décembre 2011.

Des policiers en faction devant le Palais du Peuple, siège du Parlement de la RDC, à Kinshasa, lundi le 5 décembre 2011.

Ils ont adressé une lettre à Joseph Kabila dans laquelle ils dénoncent la "stratégie suicidaire" entretenant la ''confusion" sur la tenue de prochaines élections, adoptée par leur camp.

Regroupé dans une sous-plate-forme surnommé G7, les auteurs de la lettre sont des responsables de formations politiques alliées au Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président Joseph Kabila.

L'évolution politique de dernières semaines a "conduit l'écrasante majorité des Congolais à la conviction qu'il y a des intentions inavouées de ne pas respecter la Constitution", soutiennent-ils.

"La stratégie actuelle nous paraît suicidaire", tranchent-ils.

Le groupe avait déjà interpellé le chef de l'État en février par voie épistolaire.

"Quant à la tenue des prochaines élections tant attendues par le Peuple congolais, chaque jour qui passe apporte plus de confusion que de clarté", ajoute la lettre, transmise à l'AFP par le cabinet de l'un de ses auteurs, Gabriel Kyungu, chef de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec).

"Afin d'épargner" à la RDC "une crise politique inutile [...] aux conséquences imprévisibles", le G7 appelle M. Kabila à prendre "des initiatives courageuses", et estime qu'il n'y a pas d'autre solution, pour respecter l'esprit de la Constitution, que de reporter ces élections locales à une date ultérieure à la présidentielle de novembre 2016 afin de permettre à celle-ci de se tenir dans les temps prescrits.

Avec AFP

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