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RDC : Après le numéro 1, le numéro 2 de la Céni, André Mpungwe, démissionne


Le président Joseph Kabila (à gauche), le 3 août 2015. (Charly Kasereka/VOA)

Le président Joseph Kabila (à gauche), le 3 août 2015. (Charly Kasereka/VOA)

La démission d'André Mpungwe, numéro 2 de la Céni, fait suite à celle de son président il y a trois semaines. L'opposition soupçonne Joseph Kabila de chercher à se maintenir au pouvoir en retardant le processus électoral.

Trois semaines après la démission d'Apolinnaire Malumalu, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en République démocratique du Congo (RDC), André Mpungwe, a démissionné samedi 31 octobre, selon une source proche de la présidence contactée par l’agence Reuters. Cette source n’a pas évoqué de raisons pour cette démission.

Mais selon Radio Okapi (parrainée par l’ONU), qui a obtenu la même information auprès d’un cadre de la Céni souhaitant rester anonyme, c’est "après plusieurs semaines de pressions de sa famille politique" qu’André Mpungwe a déposé sa lettre de démission auprès du président.

Le numéro 2 démissionnaire de la Céni est en effet issu du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation de Joseph Kabila.

Pas de communiqué de la présidence

Pour le moment, aucun communiqué de la présidence n’a rendu cette information officielle.

Celle démission intervient à peine trois semaines après que le président de la Céni, Apollinaire Malumalu, a quitté son poste pour raisons de santé. Elle risque de compliquer encore un peu plus l’organisation du cycle électoral prévu dans le pays.

La prochaine élection présidentielle doit avoir lieu dans 13 mois. Le chef de l’Etat n’est pas autorisé par la Constitution à briguer un troisième mandat, mais ses opposants le soupçonnent de chercher à se maintenir à son poste après novembre 2016, en retardant le processus électoral.

Avec Reuters

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