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Paris juge que renvoyer la présidentielle à 2018 en RDC "n'est pas une réponse" à la crise


Le ministre des affaires étrangères egyptienne Sameh Choukri et son homologue français Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence interministérielle sur le conflit israélo-palestinien, à Paris le 3 juin 2016.

Le ministre des affaires étrangères egyptienne Sameh Choukri et son homologue français Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence interministérielle sur le conflit israélo-palestinien, à Paris le 3 juin 2016.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé mardi que la décision de reporter à avril 2018 l'élection présidentielle en République démocratique du Congo, prise sans l'aval de l'opposition, n'était "pas une réponse à la crise".

"Renvoyer l'élection à 2018 ne règle pas le problème. Il n'y a qu'une façon de sortir de la crise, que le président (sortant Joseph Kabila) annonce qu'il ne se représente pas et qu'une date soit fixée pour l'élection", a déclaré M. Ayrault lors d'une rencontre avec la presse diplomatique.

Le "dialogue national" en RDC a conclu lundi un accord reportant la présidentielle à avril 2018, résultat dénoncé par la majeure partie de l'opposition au président Kabila, qui a boycotté ce forum.

L'accord prévoit de maintenir dans ses fonctions jusqu'à cette date M. Kabila, dont le mandat s'achève en décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter.

"La situation en RDC nous préoccupe beaucoup. Il y a un risque majeur d'affrontements et de manifestations violentes et de répression", s'est inquiété M. Ayrault. Interrogé sur l'éventualité de sanctions contre des personnalités du cercle du pouvoir à Kinshasa, il a répété que "rien n'était exclu". "On va se concerter (avec les Européens) pour voir si on doit faire quelque chose", a-t-il expliqué.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011 à l'issue d'un scrutin marqué par des fraudes massives. Celle-ci est exacerbée par l'incapacité des autorités - volontaire, selon les détracteurs du chef de l'État - à organiser la présidentielle avant la fin de l'année.

Avec AFP

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