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RDC : plainte pour arrestation arbitraire des militants pro-démocratie


Intervention de la police lors des manifestations contre la modification de la loi électorale, le 29 janvier 2015 à Kinshasa.

Intervention de la police lors des manifestations contre la modification de la loi électorale, le 29 janvier 2015 à Kinshasa.

La plainte a été déposée lundi contre l’arrestation arbitraire de sept militants congolais pro-démocratie alors que le gouvernement a libéré vendredi leurs compagnons sénégalais et un burkinabè arrêtés le 15 mars à Kinshasa.

L’avocat de sept militants congolais a indiqué qu’il s’agit d’une plainte contre inconnu pour enlèvement, arrestation arbitraire, détention et perquisitions illégales ainsi que pour violation des droits garantis aux particuliers.

Il a demandé au procureur d’initier des investigations et des poursuites pénales contre les responsables de ces "arrestations arbitraires" présumées.

L’avocat de sept militants congolais, Me Sylvain Lumu, a entre autre évoqué le cas de Fred Bauma, du mouvement Lutte pour le Changement (Lucha), basé à Goma, dans l'est du pays, et de Mi-Yangu Kiakwama kia Kiziki, membre du mouvement "Filimbi" et fils d'un député.

Selon lui, l'appartement de ce dernier a fait l'objet d'une "perquisition forcée" vendredi.

Les sept militants ont été arrêtés le 15 mars avec trois militants sénégalais, un Burkinabè et une trentaine de Congolais qui prenaient part à une rencontre sur la bonne gouvernance et la démocratie, en plein débat sur un éventuel troisième mandat du président congolais Joseph Kabila.

Des journalistes et un diplomate américain, ont été libérés le 15 mars au soir. Les militants étrangers ont été expulsés le 18 mars, accusés de s'être rendus en RDC pour préparer des "actes de violence". Le lendemain de ces expulsions, six militants et rappeurs congolais ont été libérés.

(L’information exploitée ici provient de l’AFP).

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