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RDC/ Dialogue national : négociations directes entre pouvoir et une partie de l’opposition


Vital Kamerhe à Kinshasa le 1 septembre 2016.

Vital Kamerhe à Kinshasa le 1 septembre 2016.

Ces négociations auront lieu samedi à l’absence de l’Eglise catholique qui tient à un dialogue incluant les opposants restés dehors. La frange de l’opposition qui prend à ses travaux a, elle, accepté des négociations directes" avec le pouvoir en vue de la signature d'un accord devant sanctionner la fin de ces assises censées résoudre la crise en RDC, après dix jours de suspension des travaux.

"Des négociations directes sur les points de divergences relevés dans le projet d'accord remis par le facilitateur sont désormais engagées", a déclaré à la presse Jean-Lucien Bussa, porte-parole de la délégation de l'opposition au dialogue.

Le facilitateur de l'Union africaine (UA), l'ancien Premier ministre togolais, avait remis à tous les délégués un projet d'accord lors de la deuxième suspension des travaux le 23 septembre, pour d'éventuels amendements.

"Nous entendrons (samedi) le président de la Céni (Commission électorale de la RDC) et aussitôt, le groupe de travail composé des délégués de la majorité, de l'opposition, de la société civile et des personnalités va chercher à dégager un compromis sur un accord politique", a déclaré pour sa part She Okitundu, porte-parole de la majorité au dialogue.

A la reprise, le délégué de l'Église catholique, qui avait suspendu sa participation aux travaux depuis le 20 septembre après les émeutes de 19 et 20 septembre, n'a pas pris part aux travaux.

"L'Eglise catholique joue son rôle conformément à des options qu'elle a clairement déclinées", a indiqué M. Bussa, précisant que "les évêques sont en contact avec tout le monde, y compris les absents" au "dialogue national".

La délégation de l'opposition au dialogue a réaffirmé qu'elle ne comptait pas "transiger" sur "les principes qui fondent l'alternance en RDC, à savoir deux mandats pour le président de la République", a martelé M. Bussa.

La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter à la fin de son mandat, mais le chef de l'État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

Avec AFP

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