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RDC: lourdes peines pour 30 adeptes d’une secte, pour tentative de coup d‘Etat à Kolwezi


Une mine dans le Katanga, en RDC

Une mine dans le Katanga, en RDC

Les 30 condamnés constituent l’un des 4 groupes de la secte qui avaient mené le 30 décembre 2013 des attaques simultanées dans 4 villes différentes.

Une des personnes qui comparaissaient dans ce procès a été acquittée, faute de preuve. Les 31 autres ont écopé des peines de 7 à 15 ans de prison mais ont tout de suite fait appel.

Les condamnés, arrêtés lors des événements meurtriers le 30 décembre 2013, sont membres d’une secte évangélique que dirige Joseph Mukungubila, un pasteur de renom en RDC qui affirme parfois être le Christ.

Comme ceux de Kolwezi, les adeptes de la secte avaient attaqué le même jour plusieurs points stratégiques dans plusieurs provinces, comme l’aéroport de Kindu et la radio-télévision nationale à Kinshasa où ils ont proclamé Mukungubila président élu. Il s’en est suivi des affrontements, notamment autour du domicile du pasteur à Lubumbashi, où étaient rassemblés nombre de ses adeptes et leurs enfants, et les forces de l'ordre. Selon les autorités, "95 terroristes" et "8 éléments des Forces armées" ont été tués dans les violences au Katanga. Mais la Ligue des électeurs, organisation congolaise de défense des droits de l'Homme, estime que plus de 300 personnes ont péri dans la répression, dont environ 200 au domicile du pasteur.

A Kinshasa, un tribunal militaire juge une vingtaine de personnes pour leur implication présumée dans les attaques de la capitale, dont M. Mukungubila lui-même, exilé en Afrique du Sud.

Proche de la famille du président Joseph Kabila, Mukungubila, candidat malheureux à la présidentielle de 2006 nie toute responsabilité et qualifie de "coup monté" les événements du 30 décembre 2013.

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