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RDC : la libération de l'activiste associatif arrêté lors des manifestations antirévisionnistes, exigée


Des manifestants ont brulé un pneu sur une avenue, protestant contre la modificationde la loi électorale le 20 janvier 2015 à Kinshasa.

Des manifestants ont brulé un pneu sur une avenue, protestant contre la modificationde la loi électorale le 20 janvier 2015 à Kinshasa.

Une centaine d'organisations congolaises de défense des droits de l'Homme ont demandé lundi la libération d'un militant associatif, poursuivi pour atteinte à la sûreté de l'État pour son rôle présumé dans les troubles meurtriers de janvier à Kinshasa.

Les ONG demandent dans un communiqué aux autorités judiciaires d'"accorder la liberté" à Christopher Ngoy, estimant "arbitraire" son arrestation et "illégale" sa détention. Arrêté le 21 janvier, il est détenu à Makala, la grande prison de Kinshasa.

Président d'une petite ONG de défense des droits de l'Homme, M. Ngoy a été l'un des organisateurs des manifestations contre le projet de révision de la loi électorale, violemment réprimées par les forces de l'ordre et ayant dégénéré en violences meurtrières du 19 au 21 janvier dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Ses défenseurs accusent les forces de l'ordre de l'avoir arrêté pour des motifs politiques, mais les autorités affirment au contraire que le prévenu est poursuivi pour une dizaine d'infractions de droit commun allant jusqu'à l'atteinte à la sûreté intérieure de l'État.

Les troubles liés à la contestation de la loi électorale ont touché Kinshasa et d'autres villes du pays et ont fait entre 27 à 42 morts, selon les sources.

Le mécontentement s'est cristallisé sur une disposition du projet de loi qui aurait pu permettre au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de rester en place au-delà du terme de son mandat fin 2016.

Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées au moment des troubles et dans les jours suivants. Selon les autorités, plusieurs dizaines d'entre elles ont été relâchées et plusieurs dizaines d'autres condamnées à des peines de prison pour divers délits en rapport avec les émeutes.

Plusieurs ONG de défense des droits de l'Homme ont accusé les autorités de vouloir museler l'opposition. Le gouvernement s'en défend et accuse l'opposition de rechercher une "République des privilèges" où elle ne serait jamais mise en cause.

VOA/AFP

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