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DRC: le M23 menace de se retirer de l’accord de Nairobi


Le leader du M23 Bertrand Bisimwa à Bunagana, dans le Nord Kivu, le 26 avril 2013. (PHOTO Reuters)

Le leader du M23 Bertrand Bisimwa à Bunagana, dans le Nord Kivu, le 26 avril 2013. (PHOTO Reuters)

Bertrand Bisimwa à la VOA: «Ça fait deux ans que nous sommes au premier point sur 11. Vous comprenez qu’il va nous falloir 22 ans pour terminer la mise en œuvre des déclarations de Nairobi», ironise le leader du M23.

Le M23 fait état d’un «retard délibérément entretenu par le gouvernement de la RDC» sur la mise en œuvre des discussions de Nairobi.

Dans un communiqué, le leader du groupe, Bertrand Bisimwa demande aux membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIGRL) «d’en tirer toutes les conséquences qui s'imposent», rapportait samedi Top Congo FM.

Dans une interview à VOA Afrique, M. Bisimwa dit avoir saisi la CIRGL pour qu’elle condamne et sanctionne le gouvernement congolais, qui a déjà reçu plusieurs ultimatums de cette structure régionale selon lui.

Le leader du M23 dément par ailleurs les affirmations du Centre d’Etude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme (CEPADHO) disant que d’anciens rebelles du mouvement ont rejoint les ADF-Nalu dans l’est de la RDC.

«Cette société civile du Nord Kivu a bâti son prestige sur des racontars (…) Nous étions ce mouvement qui combattait ces ADF et FDLR pendant que M. Kavota les protégeait chez lui dans son village(…) Nous ne pouvons pas nous rallier à des criminels génocidaires comme les ADF-Nalu ou les FDLR» a-t-il rétorqué aux déclarations du CEPADHO, avant d’ajouter : «Maintenant que nous ne sommes plus là, tout le monde est en train de découvrir que le mal congolais est ailleurs qu’au M23», faisant allusions aux exactions des ADF-Nalu et autres groupes qui sont encore actifs dans l’est de la RDC.

A la question de savoir si le M23 pourrait reprendre les armes, M. Bisimwa a répondu: «Nous avons dit le 5 novembre 2013 que nous allons poursuivre la lutte par des voix politiques. Nous avons dit au gouvernement congolais que si l’une des parties ne respectait pas ses obligations, l’autre partie que nous sommes, ne sommes pas obligés également de respecter les nôtres, et je crois que le gouvernement a compris le message.»

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