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RDC : la VSV exige la vérité sur la mort du chauffeur du colonel Mamadou Ndala


Sur cette image, le véhicule à bord du colonel Ndala en feu.

Sur cette image, le véhicule à bord du colonel Ndala en feu.

Des militants des droits de l’homme demandent que la lumière soit faite sur le décès brusque du témoin majeur au procès sur l’assassinat de l’officier congolais.

Les militants des droits de l’homme se joignent ainsi aux avocats du colonel Ndala dans leur requête pour des enquêtes sur la mort de ce témoin qui, en fait, conduisait le véhicule de Ndala quand celui-ci a été tué.

Ndala était considéré comme le héros congolais dans la guerre contre les rebelles du M23.

Dolly Ibefo, président de l’ONG Voix des Sans Voix, a déclaré à la Voix l’Amérique que les activistes de droits de l’homme exigent des enquêtes sérieuses et approfondies sur la mort subite du chauffeur du général Mamadou, décédé un jour après avoir livré son témoignage à la cour.

"Nous demandons qu’on puisse exhume le corps du chauffeur de Mamadou et de faire une autopsie en vue de savoir exactement ce qui a été la cause de cette mort suspecte", selon D.Ibefo.

Le chauffeur de Mamadou, le sergent-major Ndabu Ndogola est mort jeudi au lendemain de son témoignage devant les juges du tribunal militaire à Beni, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Ndabu était le témoin majeur dans ce procès. Il conduisait le véhicule à bord duquel le général Mamadou était tué. Ndabu avait déclaré aux juges qu’il était allé chercher du secours auprès de la Mission de l’ONU après que le véhicule qu’il conduisait avait été touché par une roquette. A son retour, avait ajouté Ndabu, le véhicule était en flamme avec le corps du général Mamadou à bord.

"Le décès brusque de Ndabu éloigne la vérité". précise Dolly Ibefo.

Comme les avocats de Mamadou Ndala, les défenseurs des droits de l’homme exigent une enquête des autorités judiciaires. Ils devront attendre comme les avocats qui n’ont pas toujours reçu une réponse dans le sens d’une enquête approfondie.

Pendant ce temps, le procès sur l’assassinat du général Mamadou se poursuit à Beni et son verdict devrait été rendu dans un mois, d’après les juges.

Disparition des témoins majeur : Une habitude en RDC

Les activistes des droits de l’homme dénoncent le fait que la disparition des témoins majeurs dans des procès devienne une habitude en RDC. Parmi ces procès, ils évoquent celui sur l’assassinat de Floribert Chebeya.

"Celui qui déclare avoir assisté à l’assassinat de Chebeya, avait aussi été enlevé et n’a eu de vie sauve que parce qu’il s’est échappé après avoir été enlevé", souligne Ibefo.

Ce témoin, Paul Milambwe s’est réfugié au Sénégal où il attend un procès par des instances judiciaires sénégalaises.

Floribert Chebeya avait été retrouvé mort dans son véhicule et son chauffeur, officiellement déclaré mort plus tard, avait été porté disparu depuis. La veille de son assassinat, Chebeya avait été convoqué par le chef de la police congolaise de l’époque avant sa mort. Son procès se poursuit encore à Kinshasa.

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