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Aux moins quatre tués lors des manifestations à Kinshasa


Des policiers déployés dans Kinshasa, 12 janvier 2015.

Des policiers déployés dans Kinshasa, 12 janvier 2015.

Forte mobilisation policière dans la capitale congolaise où le gouvernement dément avoir tirer à balle réelle. Les principales villes du pays sont aussi à l’arrêt.

Au moins quatre personnes ont été tuées lors des heurts qui ont eu lieu lundi à Kinshasa, selon un porte-parole du gouvernement Lambert Mende que cite notre radio partenaire Top-Congo à Kinshasa.

Selon le porte-parole, deux civils sont comptés parmi les morts mais aussi deux agents de force de l’ordre. Tous sont morts par balle.

Des scènes de pillage ont eu lieu à différents endroits au cours de la journée.

L’opposition avance un nombre plus élevé et accuse le gouvernement d’avoir ordonné l’usage des balles réelles.

« Dix corps ont été comptés et de nombreuses autres personnes blessées par balle réelle ont été conduites à l’hôpital, » a déclaré à la VOA Franck Diongo, député de l’opposition qui dit avoir bloqué par des policiers qui ont cadenassé le siège de son parti où il attendait avec des militants pour aller dans les rues au matin.

Selon lui, la police a été débordée et a fait appel à l’armée qui n’a pas hésité à tirer.

Les autorités policières n’ont pas répondu aux appels de la VOA pour confirmer le bilan.

Le calme semble revenir en fin de journée mais les forces de l’ordre restent déployées dans la ville et quelques poches de résistance des manifestants sont aussi perçues.

D’autres manifestations ont aussi signalées dans d’autres provinces mais elles ont été aussitôt dispersées comme à Goma, dans le Nord-Kivu.

Forte mobilisation policière dans la capitale congolaise où le gouvernement dément avoir tirer à balle réelle. Les principales villes du pays sont aussi à l’arrêt.

Depuis ce lundi matin, les rues de Kinshasa étaient fortement surveillées par les forces de l'ordre, en particulier les abords du Palais du peuple. C'est là que les sénateurs congolais devraient voter la loi électorale adoptée samedi soir par les députés.

Selon l'AFP et notre radio partenaire Top Congo, des journalistes et des témoins, les forces de l'ordre ont tiré sur un rassemblement d'étudiants près de l'université, dans le sud de Kinshasa, blessant au moins deux personnes.

Plusieurs photos circulent sur les réseaux sociaux montrant des blessés (clichés dont il est, pour l'heure, impossible de vérifier l'authenticité)

Joint par VOA Afrique, Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement congolais, reconnait des incidents mais dément tout usage de tirs à balle réelle.

"On a connu des débordements à cause de loubards, certains ont été arrêtés. La police a empêché que des gens puissent violer le siège du Parlement. Il y a eu utilisation de gaz lacrymogènes."

Ce déploiement policier intervient alors que Joseph Kabila reçoit son homologue angolais José Edouardo dos Santos. Les deux chefs d'Etat doivent signer des accords de coopération économique et de la situation dans l'Est de la RDC car le dirigeant angolais est président en exercice de la CIRGL

L'opposition congolaise elle demande au peuple de maintenir la pression pour empêcher l'adoption de la reforme électorale.

Vital Kamerhe, président de l'Union pour la Nation congolaise, affirme être encercle dans son quartier général de Kinshasa par la police congolaise.

Sur VOA Afrique, il affirme : "le peuple congolais prend son destin en main. Ils sont allés barrer la route à la loi qui viole la constitution. Il faut maintenir la pression pour empêcher l’établissement d’une monarchie sous forme d’esclavage."

A Goma, notre correspondant nous signale des arrestations de plusieurs membres de partis politiques de l'opposition qui voulaient aussi manifester contre l'adoption de la révision de la loi électorale. Les activités ont été paralysées dans une partie de la ville.

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