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RDC : la majorité remporte la quasi-totalité des postes de gouverneurs de nouvelles provinces


Un bureau de vote a Kinshasa RDC 28 novembre 2011 NICOLAS PINAULT VOA

Un bureau de vote a Kinshasa RDC 28 novembre 2011 NICOLAS PINAULT VOA

La majorité a gagné quatorze postes de gouverneur de nouvelles provinces issues du démembrement décidé en République démocratique du Congo, selon les résultats provisoires publiés samedi par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)

Ces résultats concernent 20 des 21 nouvelles provinces. La majorité présidentielle (MP) a gagné dans quatorze provinces alors que des indépendants ont pris la direction de cinq nouvelles provinces.

Aussitôt publiés, ils sont transmis aux cours d'appel "pour le traitement du contentieux éventuel et proclamation des résultats définitifs", a déclaré le président de la Céni Corneille Nangaa.

Dans la province du Sud Ubangi (nord-ouest), l'élection du gouverneur n'a pas été organisée conformément à une décision de justice.

Au Nord-Ubangi (nord-ouest), la candidate de la majorité est contrainte à un second tour "dans les trois jours", selon M. Nangaa.

"C'est un recul démocratique, la majorité a imposé des listes uniques dans certaines provinces à coup de menaces, violences et achats de conscience", a déclaré pour sa part le sénateur Jacques Djoli, du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'ancien vice-président Jean Pierre Bemba détenu à la Cour pénale internationale (CPI).

"La Majorité présidentielle a démontré qu'elle est toujours majoritaire avec 84% de succès", a écrit dans un message à l'AFP, le ministre Lambert Mende, président d'un parti influent de la majorité.

Le passage d'une organisation administrative de la RDC de 11 à 26 provinces est prévue par la Constitution de 2006, mais n'a jamais été mis en application.

Selon les termes du processus initié par les autorités, six provinces ont été éclatées en 21 nouvelles entités, cinq des provinces existantes devant rester les mêmes.

L'opposition voit à travers ce processus couteux, une manoeuvre du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au delà de la fin de son mandat en décembre, entretenant le doute sur son avenir politique, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Le gouvernement présente la réforme comme un moyen de rapprocher l'administration du peuple dans un pays de plus de deux millions de kilomètres carrés où certaines avaient la taille d'un pays et favoriser ainsi le développement dans les coins reculés d'un des pays les moins développés au monde.

Avec AFP

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