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La majorité appelle à boycotter la journée ville morte annoncée par l’opposition en RDC


Le président Joseph Kabila, 26 octobre 2016.

La famille politique du président Joseph Kabila évoque, dans une déclaration, "le risque d’éloigner la perspective des élections" par des actions de rue.

Le porte-parole de la majorité présidentielle, Alain André Atundu, demande plutôt au Rassemblement, principale plateforme de l’opposition, de présenter une liste de trois noms comme l’attend le président de la République en vue de nommer un Premier ministre.

Les modalités de la nomination du Premier ministre constituent l’un des points du blocage de la mise en œuvre de l’accord devant conduire le pays aux élections avant fin 2017.

"La majorité présidentielle invite le Rassemblement à un sursaut salutaire de patriotisme et au respect du peuple congolais en contribuant de façon constructive à la présentation d’une "short-list" de 3 personnalités à la candidature au poste du Premier ministre", indique M. Atundu.

"La MP exhorte la jeunesse congolaise à ne pas être l’artisan de son propre malheur en participant à des actions de destruction de la cohésion nationale programmées par le Rassemblement et qui présentent par ailleurs, le risque d’éloigner la perspective des élections", affirme-t-il.

-Mise en garde de Moïse Katumbi-

De son côté, l'ex-gouverneur Moïse Katumbi, membre du Rassemblement et ex-allié du président Kabila, passé à l'opposition en septembre 2015 et actuellement en exil l’opposant a réagi sur Twitter, mettant en garde contre la non-application de l’accord.

"Ce sabordage de l'accord de la Saint-Sylvestre risque aujourd'hui de plonger notre pays dans un indescriptible chaos dont nul ne peut prédire l'ampleur et les répercussions", a tweeté M. Katumbi.

La veille, le Rassemblement, avec à sa tête Félix Tshisekedi, a annoncé une série de manifestations pacifiques commençant lundi 3 avril par une ville-morte.

L’opposition tente de contraindre le pouvoir à appliquer l’accord signé le 31 décembre 2016.

Les évêques, qui assuraient la médiation du dialogue ont mis fin à leurs bons offices sur un constat d’impasse autour des arrangements de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre dernier.

Le président Joseph leur a promis de s’engager pour ramener le pouvoir et l’opposition au consensus sur les deux points restants en suspens : la nomination d’un Premier ministre et du président du Conseil de suivi de la transition.

Dans un communiqué, le ministre britannique pour l'Afrique, Tobias Ellwood, a exhorté "toutes les parties concernées, en particulier le président Joseph Kabila, à parvenir à un accord dans les plus brefs délais".

Les États-Unis qui se sont également dit "préoccupés" par cette absence de compromis, ont appelé "le gouvernement et les leaders de l'opposition à s'abstenir de toute déclaration ou de toute action qui pourrait inciter à la violence ou provoquer des troubles" dans le pays.

En septembre et en décembre, des manifestations d'opposition s'étaient soldées par plusieurs dizaines de morts dans le pays.

Mardi, l'Union européenne, l'Union africaine, les Nations unies et l'Organisation internationale de la Francophonie ont demandé que soit nommé un "Premier ministre issu de l'opposition" en application de l'accord du 31 décembre 2016.

Les discussions sur les arrangements particuliers pour la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 se sont terminées dans une impasse particulièrement sur la nomination du Premier ministre et le président du Conseil de suivi de l’accord.

Le décès d’Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition, le 1er février a compliqué la donne, remettant sur le tapis des discussions le poste du veilleur de la transition qui lui était confiée en raison de sa carrure et du rôle joué dans la politique congolaise.

L’accord du 31 décembre vise à résoudre la crise créée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà des limites constitutionnelles.

Mardi, l'Union européenne, l'Union africaine, les Nations unies et l'Organisation internationale de la Francophonie ont demandé que soit nommé un "Premier ministre issu de l'opposition" en application de l'accord du 31 décembre 2016.

"Une telle avancée facilitera le processus de stabilisation du pays, le rétablissement de l'ordre public (...) et la tenue, dans les délais prévus, des élections", selon elles.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

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