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RDC: l'élection des gouverneurs des nouvelles provinces fixée au 26 mars


Moise Katumbi gouverneur de la province du Katanga. REUTERS/Kenny Katombe . (Archives)

Moise Katumbi gouverneur de la province du Katanga. REUTERS/Kenny Katombe . (Archives)

Devant la presse, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a laissé peu de place à la perspective de la tenue de la présidentielle dans les temps.

L'élection des gouverneurs des nouvelles provinces aura lieu 26 mars en République démocratique du Congo, a annoncé mercredi la Commission électorale nationale indépendante congolaise (Céni) à Kinshasa, en entretenant le doute sur la possibilité que la présidentielle ait lieu avant la fin de l'année comme le veut la Constitution.

Les élections des gouverneurs, au suffrage indirect, devraient être les premières à se tenir en RDC depuis la reconduction du président Joseph Kabila en novembre 2011 lors d'un scrutin entaché par des fraudes massives à l'origine de la crise politique que traverse le pays.

Dans ces conditions, les nouveaux gouverneurs doivent être élus par des députés provinciaux élus en 2007 pour un mandat de cinq ans.

Les 21 nouvelles provinces sont le fruit d'une réforme territoriale contestée, adoptée en 2015 et ayant fait passer le pays à une organisation administrative comptant 26 provinces.

Les nouvelles entités sont issues du découpage de l'Équateur (nord-ouest), de la Province-Orientale (nord-est), du Bandundu(ouest), des deux Kasaï (centre) et du Katanga (sud-est).

La réforme territoriale a été à l'origine d'une décision de la Cour constitutionnelle ayant invalidé en septembre le calendrier électoral et permis à l'exécutif de nommer fin octobre des commissaires spéciaux pour administrer les nouvelles provinces jusqu'à l'entrée en fonctions de gouverneurs élus.

L'opposition avait combattu le nouveau découpage administratif, estimant que le moment choisi pour l'appliquer cachait une volonté de compliquer l'organisation des élections.

Le gouvernement plaidait au contraire que la réforme, prévue dans la Constitution de 2006, permettrait de rapprocher l'administration du peuple dans un pays de plus de deux millions de kilomètres carrés.

Les détracteurs de M. Kabila soupçonnent le chef de l'État, au pouvoir depuis 2001, de chercher à tout faire pour se maintenir en place au-delà du terme de son mandat, en décembre 2016, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Devant la presse, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a laissé peu de place à la perspective de la tenue de la présidentielle dans les temps.

Celle-ci ne pourra avoir lieu cette année que "si on a un peu plus de ressources que prévu", a-t-il dit.

La Céni a également lancé l'avis d'appel d'offre international pour la fourniture du matériel nécessaire à la révision du fichier électoral corrompu hérité des élections de 2011.

M. Nangaa n'a pas répondu aux questions de la presse le pressant de révéler le calendrier exact de cette opération de vérification du corps électoral.

Néanmoins, a-t-il dit, "tant qu'on n'aura pas réglé [cette question], on ne pourra parler d'un quelconque scrutin" en 2016.

Avec AFP

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