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RDC : insécurité persistante dans l’Est, deux ans après la signature de l’accord d’Addis-Abeba


Des femmes sur un marché de Bunia, dans l'Est de la RDC (Archives)

Des femmes sur un marché de Bunia, dans l'Est de la RDC (Archives)

Selon l'ONG Oxfam, l’insécurité est causée aussi bien par les membres des groupes armés que ceux des forces de l'ordre.

Deux ans après la signature de l'accord-cadre, les conflits et les violences envers les civils sont toujours monnaie courante dans beaucoup de zones de l'est de la RDC, indique Oxfam dans son rapport publié vendredi à Kinshasa.

L'ONG a, entre août et septembre 2014, enquêté dans 16 villages des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, riches en minerais et où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers, qui commettent des exactions contre les civils et s'affrontent pour des raisons ethniques, foncières ou économiques.

Citant des personnes interviewées lors de l’enquête, Oxfam soutient que "les représentants de l'État, en particulier les services de sécurité, l'armée (FARDC) et la police (PNC)", sous-payés, "commettaient des atteintes aux droits humains": violences physiques, taxes illégales, vols...

Les interviewés ont aussi confié à l’ONG qu'ils devaient "payer pour obtenir la protection que tout citoyen est en droit d'exiger de l'État", alors que les forces régulières ne peuvent pas se rendre dans certaines zones compte tenu de l'insécurité.

Oxfam rapporte aussi que dans certaines localités, des représentants de l'État et des groupes armés se partagent l'autorité. "Souvent, la présence de représentants de l'État ne garantit pas la protection des civils contre les violences et les atteintes à leurs droits" , indique le rapport.

La signature en février 2013 de l'accord d'Addis-Abeba, par lequel la RDC s'engageait à une réforme du secteur de la sécurité, tandis que ses voisins promettaient de ne soutenir aucune rébellion sur le sol congolais.

(L’information reprise dans cet article provient de l’AFP).

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