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HRW dénonce l'absence d'avancées sur l'affaire de fosse commune au bout d'un an en RDC


La morgue de l'hôpital général de Kinshasa, 13 avril 2015

La morgue de l'hôpital général de Kinshasa, 13 avril 2015

Human Rights Watch se plaint dans un communiqué qu’un an après les dénonciations des activistes des droits de l’homme, les autorités congolaises n’aient pris aucune décision pour identifier des centaines de corps enterrés en "cachette" dans une fosse commune à la périphérie de Kinshasa.

"En dépit de nombreuses demandes émanant d'organisations de défense des droits humains, de membres du Parlement, des Nations unies, de l'Union européenne et d'autres, aucune décision n'a été prise pour ouvrir la fosse", a déploré HRW dans un communiqué.

Un an après la découverte de cette fosse commune, HRW invite les autorités congolaises à apporter des "réponses" aux préoccupations des familles et en cas de besoin, l'organisation américaine a proposé aux autorités de recourir à "l'aide d'experts légistes internationaux", afin "d'exhumer les morts" de Maluku pour leur identification.

Dans la nuit du 18 au 19 mars 2015, 421 corps, dont des foetus et des enfants mort-nés, ont été enterrés dans "une tombe commune" près du cimetière de Maluku, à environ 80 km au nord-est de Kinshasa, selon les autorités.

La découverte de cette fosse commune en avril avait alimenté des rumeurs selon lesquelles celle-ci pourrait abriter des victimes des troubles de janvier 2015.

Plusieurs dizaines de personnes avaient alors été tuées - essentiellement à Kinshasa - lors de manifestations contre un projet de révision de la loi électorale.

Des partenaires de la RDC, l'opposition et de nombreuses associations de défense de droits de l'Homme congolaises et internationales, avaient demandé une enquête "crédible" sur les morts de Maluku.

En juin, les familles de 34 victimes ont réclamé auprès du procureur général de la RDC l'exhumation des corps enterrés dans cette fosse commune.

"Si le magistrat [chargé de l'affaire] estime que l'exhumation est nécessaire, [il] le demandera", avaient rétorqué les autorités de Kinshasa.

Jusque-là, le magistrat chargé de conduire l'enquête n'a pas encore rendues publiques ses conclusions.

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