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RDC : fermeture des camps de déplacés suspectés d’être des poches d'insécurité


Les violences perpétrées par les groupes armés ont fait des milliers de déplacés en RDC

Les violences perpétrées par les groupes armés ont fait des milliers de déplacés en RDC

Au moins 200.00 déplacés sont menacés d’être jetés dans les rues dans la province du Nord-Kivu où les autorités ont décidé de fermer des camps de déplacés suspectés d'être « des poches d'insécurité et de caches d'armes.

Plus de 2.300 personnes qui vivaient dans le camp de Kiwanja ont été surprises mercredi par la fermeture de leur lieu d’asile.

M. Edgard Paluku, le porte-parole du gouverneur de la province a indiqué que la décision a été prise après qu'il a été établi que des armes circulaient au sein du camp. Selon lui, la fermeture se justifie pour des raisons de sécurité.

M. Paluku a même révélé que le gouvernement du Nord-Kivu avait décidé de fermer tous les autres camps (de la province) à brève échéance. Ces camps de déplacés, a-t-il souligné, constituent des poches d'insécurité et de caches d'armes".

Cette annonce inquiète les Nations Unies qui estiment que plus de 200.000 personnes démunies seront jetées sur les routes si les autorités prenaient une telle décision. Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) tirent l’alarme depuis quelques semaines sur une nette dégradation de la sécurité dans l'ensemble de la province, meurtrie par les conflits armés depuis plus de vingt ans.

Selon le HRC, les soixante camps de déplacés du Nord-Kivu, répartis dans le sud de cette province, abritent plus de 210.000 personnes à la mi-novembre.

Les autorités congolaises affirment être informées uniquement de la fermeture du camp de Kiwanja et non d'autres.

"Je ne pense pas que (le gouverneur) a pris la décision de fermer tous les camps", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

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