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RDC : enlèvement de 14 agents d'une ONG locale dans le Nord-Kivu


Des policiers en faction devant le siège du Parlement de la RDC, à Kinshasa, le 5 décembre 2011. (AP Photo/Jerome Delay)

Des policiers en faction devant le siège du Parlement de la RDC, à Kinshasa, le 5 décembre 2011. (AP Photo/Jerome Delay)

Douze enquêteurs et deux chauffeurs revenant d'une mission d'évaluation de la situation nutritionnelle ont été enlevés à Katwiguru, à environ 120 km au nord-est de Goma, selon l'ONG Cederu et les autorités locales.

Quatorze agents d'une ONG congolaise ont été enlevés, dimanche 1er novembre, dans le Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo, déstabilisée par la violence armée depuis plus de 20 ans, a-t-on appris auprès de l'organisation et des autorités locales.

"Douze enquêteurs et deux chauffeurs qui revenaient d'une mission d'évaluation de la situation nutritionnelle" dans le territoire de Rutshuru ont été "enlevés à Katwiguru", localité située à environ 120 km au nord-est de Goma, a déclaré à l'AFP Paul Muhasa, directeur du Centre de développement rural (Cederu) qui emploie les 14 agents.

"L'identité des assaillants n'est pas encore connue", a ajouté M. Muhasa, joint au téléphone à partir de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, indiquant que son organisation s'occupe de l'encadrement des paysans dans le secteur agricole en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) dans le Rutshuru.

Le FDLR soupçonné

Jointe par téléphone à Rutshuru, l'administrateur-adjoint de ce territoire, Liberata Burotwa, a soupçonné les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d'être les auteurs de l'enlèvement des 14 agents.

"Les FARDC (Forces armées de la RDC) traquent les FDLR dans le Rutshuru et ces derniers se rabattent sur la population", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Lundi, plusieurs agglomérations du territoire voisin de Lubero avaient été paralysées par une journée "villes mortes" au lendemain d'une attaque de rebelles des FDLR ayant fait trois blessés graves dans un village.

Ces rebelles hutus rwandais, dont certains chefs sont accusés d'avoir pris une part active dans le génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait environ 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi, sont régulièrement accusés de commettre de graves crimes contre les civils dans l'est de la RDC.

AFP

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