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RDC : au moins 100 civils massacrés à Beni


Photo d’archives : Un hélicoptère des Nations Unies survolant le lac Kivu, près de la ville de Goma, à l'est de la République démocratique du Congo, où sévissaient les rebelles du M23, 20 novembre 2012.

Photo d’archives : Un hélicoptère des Nations Unies survolant le lac Kivu, près de la ville de Goma, à l'est de la République démocratique du Congo, où sévissaient les rebelles du M23, 20 novembre 2012.

Des parlementaires de la province du Nord-Kivu ont imputé cette attaque à l’arme blanche aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF-NALU).

En République démocratique du Congo, au moins 100 personnes ont été tuées à Beni, dans le Nord-Kivu, au cours de la semaine écoulée. L’information a été révélée lundi 24 novembre 2014 par des parlementaires de la région.

La tuerie a été attribuée à des hommes appartenant au groupe rebelle ougandais des Forces démocratiques alliées, ou ADF-NALU (Allied Democratic Forces). L’attaque a été perpétrée jeudi à l’arme blanche et ciblait notamment des civils.

Radio-Okapi, la radio appuyée par l’ONU en RDC, rapporte que ce massacre vient s’ajouter à d’autres carnages commis ces derniers mois dans le Nord-Kivu dans l’est du pays. Pour le vice-gouverneur de la province, Feller Lutahichirwa, le nombre de nouvelles victimes portent le bilan « à plus de 200 personnes massacrées » depuis octobre dans la même région par les ADF, une milice islamiste dirigée par Jamil Mukulu, un chrétien converti à l’islam. Le vice-gouverneur Lutahichirwa a appelé les habitants à la vigilance.

Quant à Albert Baliesima, un député de la majorité, il a déclaré que les Forces armées congolaises (FARDC) « ne voulaient pas que les gens aillent plus loin dans la brousse, où d'autres corps pourraient encore être découverts ».

Pour l’heure, le gouvernement congolais n'a pas fait de commentaire sur cette nouvelle tragédie.

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