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Appel à une journée de deuil après le massacre de 18 civils à Erengeti


Beni, dans la province du Nord-Kivu

Beni, dans la province du Nord-Kivu

La société civile dénonce le massacre à l’arme blanche d’au moins 18 civils, le énième du genre, dans le territoire de Beni, "à la barbe et au nez de l’armée congolaise et la force de la Mission des Nations unies au Congo" et appelle la population locale à observer un deuil.

Teddy Kataliko, le coordonnateur de la société civile du territoire de Beni territoriale, qui lance l’appel au deuil déplore que le nouveau massacre ait été perpétré « à plus ou moins 300 d’un camp de la Monusco et à plus ou moins 400 d’un camp de l’armée congolaise ».

« Cela dénote de l’inefficacité des services et d’une certaine négligence dans une zone aussi sur-militarisée… On en a assez que les assaillants continuent à écraser les têtes de civils à la hache et à les dépecer à la machette », se plaint M. Kataliko, dans une interview à VOA Afrique.

« La crainte, c’est que les assaillants commettent d’autres massacres dans leur fuite », prévient-il, déplorant que l’intervention de l’armée et de la Monusco ne soit arrivée que des heures plus tard.

Le porte-parole de l’opération des Forces armés de la RDC à Beni, le lieutenant Mak Hazukayi attribue l’attaque aux ADF (Forces démocratiques alliées), milice islamiste ougandaise.

« L’ennemi a profité de l’obscurité pour passer derrière et tuer, comme à l’accoutumée, à la machette et à l’arme blanche », soutient le lieutenant Hazukayi.

Aussi bien que l’armée et la société civile affirment avoir compte des femmes enceintes et des enfants parmi les victimes.

Dans son appel, la société civile rappelle que le 18 décembre 2015, le président Joseph Kabila avait promis de mettre fin aux activités des ADF.

Plus de 500 civils ont déjà été tués à l’arme blanche dans ce territoire depuis décembre 2014.

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