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Centrafrique: la Fomac dit sécuriser Bangui comme elle peut


Des personnes déplacées par la violence armée en Centrafrique le 23 mars 2013 (Reuters)

Des personnes déplacées par la violence armée en Centrafrique le 23 mars 2013 (Reuters)

Seulement quelques centaines d’éléments Séléka ont désarmés jusqu’ici, a dit à la VOA le général Jean-Félix Akaga, commandant de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale.

Lors la dernière rencontre d’Addis Abeba, la Fomac a eu le feu vert de l’Union Africaine pour passer de 2000 à 3500 effectifs, ce qui reste cependant insuffisant, souligne M. Akaga.

Par ailleurs, le Chef d’Etat-major général des Armées, le général de brigade Jean Pierre Dolewaya a demandé aux Forces Armées Centrafricaines de regagner les casernes pour un contrôle d’effectif mercredi, disant que ceux qui ne répondraient pas à cet appel pourraient ne pas toucher leur prochain salaire.

Dans la soirée, le président de transition centrafricain Michel Djotodia devait terminer sa tournée ouest-africaine, lors de laquelle il a notamment demandé aux présidents burkinabè et béninois, Blaise Compaoré et Boni Yayi, de plaider la cause de Bangui. La Centrafrique a été suspendue de l’Union Africaine depuis la prise de pouvoir en mars dernier par l’ex rébellion Séléka, qui a renversé le président François Bozizé. Les dirigeants africains ont demandé à M. Djotodia de rétablir la sécurité dans son pays pour organiser les élections dans 18 mois.

D’autre part, malgré le versement de deux mois d’arriérés de salaires, la plupart des fonctionnaires et agents de l’Etat n’ont pas repris le travail, selon le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Gaston Mackouzangba a appelé les employés du service public à faire preuve de conscience citoyenne, et a souligné que le gouvernement procèdera à des contrôles de présence.
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