Liens d'accessibilité

RCA : plus de 1500 musulmans transférés de Bangui à l’intérieur du pays


La mosquée centrale du quartier KM5 de Bangui, en République centrafricaine, 6 Avril 2014, photo Bagassi Koura, VOA.

La mosquée centrale du quartier KM5 de Bangui, en République centrafricaine, 6 Avril 2014, photo Bagassi Koura, VOA.

Plus de 1500 musulmans ont été transférés, dimanche 27 avril 2014, par l’OIM et le HCR vers Sido et Kabo, villes frontalières avec le Tchad.

La délocalisation des musulmans du PK13 vers le Nord se poursuit. Plus de 1500 musulmans Peulh ont été transférés, dimanche 27 avril 2014, par l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) vers Sido et Kabo, villes frontalières avec le Tchad.

Les quelque 1500 personnes ont été transférées à bord d’une vingtaine de gros véhicules. Il s’agit de la deuxième opération du genre après celle concernant 95 musulmans localisés la semaine dernière à Bambari.

Beaucoup de ces musulmans et Peuhl qui regrettent ce départ, se disent contraints de partir pour des raisons de sécurité.

Pour les habitants de PK 12, ce transfert permettra la reprise des activités socio-économiques qui sont bloquées depuis plusieurs mois dans le secteur.

A Bangui, cette opération est fortement critiquée par certains membres du gouvernement et même une partie de la classe politique centrafricaine. Ces critiques estiment que la meilleure solution pour protéger la communauté musulmane serait l’application stricte des mandats des troupes internationales, autrement dit, le désarmement des groupes qui sèment la terreur.

À l’intérieur du pays, des milliers de personnes ont marché dimanche à Sibut. Ils protestaient contre le projet de transfèrement des combattants de l’ex-séléka de Bangui dans la ville.

A Bangui, ce projet a créé une vive réaction au sein de l’ex coalition rebelle.

Au cours d’une réunion dimanche après-midi, certains leaders l’ont rejeté, car selon eux, tous les chefs n’ont pas été associés. C’est le cas de Moussa MOHAMED Daffhane, président national de l’ex-séléka.
XS
SM
MD
LG