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Raid israélien en Syrie, un missile tiré en représailles intercepté


Un soldat israélien auprès de son char, plateau du Golan, le 28 novembre 2016. (AP Photo/Ariel Schalit)

Un soldat israélien auprès de son char, plateau du Golan, le 28 novembre 2016. (AP Photo/Ariel Schalit)

Des avions de combat israéliens ont attaqué plusieurs cibles en Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi et l'un des missiles tirés en représailles a été intercepté, a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué.

Il s'agit de l'incident le plus sérieux entre les deux pays -- toujours formellement en guerre -- depuis le début en 2011 du conflit qui ravage la Syrie.

Aucun des missiles tirés de Syrie contre les avions israéliens n'a atteint sa cible, a affirmé l'armée qui précise que "la sécurité de civils israéliens ou de l'appareil de l'aviation n'a à aucun moment été menacée".

Le missile tiré de Syrie a été intercepté au nord de Jérusalem par le système de défense antimissiles Arrow, ont indiqué les médias israéliens.

Israël est officiellement en état de guerre depuis des dizaines d'années avec la Syrie. Les relations sont d'autant plus tendues que le régime syrien est soutenu par le mouvement chiite libanais Hezbollah, l'un des grands ennemis d'Israël, dans sa bataille contre les rebelles.

Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit du pays voisin, Israël a frappé à plusieurs reprises sur le territoire syrien, notamment contre des convois d'armes qui auraient été destinés au Hezbollah.

L'Etat hébreu ne confirme habituellement pas ces raids en Syrie, et pourrait avoir été conduit cette fois à le faire par les circonstances de l'incident, comme le déclenchement des sirènes d'alerte dans plusieurs communautés de la vallée du Jourdain. Des témoins cités par la presse ont aussi fait état de deux explosions qui pourraient évoquer l'entrée en action du système antimissiles.

En avril 2016, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait admis qu'Israël avait attaqué des dizaines de convois d'armes en Syrie destinés au Hezbollah.

Israël a aussi régulièrement pris pour cible des positions syriennes sur le plateau du Golan en réponse à des tirs présumés perdus provenant du conflit de l'autre côté de la ligne de démarcation.

Israël a annexé en 1981 la partie du Golan (1.200 km2) qu'il occupait depuis 1967 et la guerre des Six Jours.

Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours le territoire comme syrien. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Israël suit avec la plus grande attention l'évolution du conflit syrien et la possibilité que l'Iran, son grand ennemi et soutien du Hezbollah, ne prenne fermement pied non loin de son territoire.

Avec AFP

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