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« Race For Water Odyssey », pour mieux cerner l'impact des plastiques sur les océans


Des débris de plastique dans les océans (AP)

Des débris de plastique dans les océans (AP)

Cette expédition scientifique dressera un inventaire exhaustif des déchets qui s’accumulent sur les plages des îles isolées situées au milieu des principaux vortex de plastiques.

Lancement début mars d’une nouvelle initiative visant à protéger les océans contre les millions de tonnes de plastiques qui s’y déversent chaque année, de même que la faune sauvage qui en dépend pour sa survie.

En effet, ces déchets déferlent dans les océans et les mers, pour rejoindre d’énormes tourbillons créés par les courants marins – des « gyres » ou « vortex ». On en recense cinq principaux, qui brassent des monceaux de détritus.

D’où la décision de l’ONG suisse « Race For Water », basée à Lausanne en Suisse, de lancer une expédition dont l’objectif sera de réaliser un tout premier état des lieux global de la pollution des océans par les plastiques. « Le pire », explique Franklin Servant-Schreiber, conseiller stratégique de l’expédition, « c’est qu’ils se déposent au fond de l’océan aujourd’hui et on n’a aucune idée de l’impact écologique que cela peut avoir à long terme ».

Intitulée « Race For Water Odyssey » (R4WO), la mission partira le 15 mars 2015 de Bordeaux, en France. Un trimaran va se rendre sur les plages isolées des îles reculées situées dans les 5 vortex de déchets, ajoute M. Servant-Schreiber. Il s’agira de dresser un inventaire exhaustif des déchets en plastique qui s’y accumulent. « Or, les plages des îles au milieu des océans sont des oasis écologiques très importantes, puisque c’est là que les petits poissons naissent et grandissent, c’est là que les oiseaux interagissent avec l’environnement marin; c’est en général là qu’il y a des mammifères marins. Donc, l’accumulation de plastique sur les plages est vraiment un désastre ».

La mission du trimaran durera près de 300 jours, et les équipes scientifiques « suivront une méthode standardisée, basée sur l’approche de la NOAA (agence américaine responsable de l’étude des océans) pour l’étude des microplastiques », précise Race For Water. « Il y a eu très peu d’études parce que ce sont des territoires extrêmement difficiles àaborder », fait valoir M. Servant-Schreiber.

Parmi les institutions qui appuieront ces travaux : l’université Duke et celle de l’Etat d’Oregon, aux Etats-Unis, ainsi que de la section Marine de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). « A partir du trimaran », poursuit M. Servant-Schreiber « on va faire voler un drone qui va prendre des photos des plages pour pouvoir compter et aussi qualifier les types de plastiques qui s’accumulent sur les plages ».

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