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Rabat appelle Ban Ki-moon à reconnaître aux Marocains le droit de s'exprimer


Ban Ki-moon s'exprime lors d'une conférence de presse en Algérie, le 5 mars 2016. (AP Photo/Toufik Doudou)

Ban Ki-moon s'exprime lors d'une conférence de presse en Algérie, le 5 mars 2016. (AP Photo/Toufik Doudou)

Le Premier ministre marocain Abdelilah Benkirane a appelé jeudi le secrétaire général des Nations unies à respecter le droit des Marocains à s'exprimer, après les critiques de Ban Ki-moon d'une manifestation monstre au Maroc où il était pris pour cible.

M. Ban s'est plaint mardi du "manque de respect" du Maroc envers sa personne et l'ONU après que des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à Rabat dimanche pour protester contre son "manque de neutralité" sur le dossier du Sahara occidental.

Le Maroc a dénoncé l'utilisation par M. Ban du mot "occupation" pour décrire le statut de ce territoire controversé, après une visite du chef de l'ONU début mars dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie.

"Qu'il l'ait fait exprès ou pas, il (M. Ban) a provoqué la colère d'un peuple entier (...) et la moindre des choses est qu'il reconnaisse aux peuples le droit de donner leur avis", a affirmé M. Benkirane au cours de la réunion ministérielle hebdomadaire.

Le Sahara occidental est une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc, qui l'a annexée en 1975, mais le territoire est revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

Rabat propose une large autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins d'un million d'habitants. Le Polisario, soutenu par Alger, réclame un référendum d'autodétermination.

L'ONU a déployé une mission, la Minurso, en 1991 pour surveiller un cessez-le-feu, et s'efforce de faciliter un règlement. Le Maroc a annoncé mercredi sa volonté de réduire sa contribution à cette mission, une nouvelle escalade dans ce dossier.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir jeudi pour tenter de dissiper le "malentendu" entre l'ONU et le gouvernement marocain à propos du Sahara occidental, selon le président de cette instance.

Avec AFP

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