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Qui peut stopper Boko Haram ?


Le village de Ngouboua (Tchad) attaqué par des combattants de Boko Haram, 13 février 2015.

Le village de Ngouboua (Tchad) attaqué par des combattants de Boko Haram, 13 février 2015.

Malgré un engagement militaire croissant des Etats de la région, les combattants du groupe commettent toujours plus d'attaques au Nigeria et dans les pays voisins.

Alors que les pays d'Afrique centrale se réunissent en sommet extraordinaire ce lundi à Yaoundé pour peaufiner une stratégie commune de lutte contre Boko Haram, difficile de dire ce qui arrêtera les djihadistes.

Au total, les dix pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale veulent afficher leur unité sur ce problème.

Dernier exemple en date, à la gare routière de Damaturu, capitale de l'Etat de Yobe, ou une femme kamikaze s'est faite exploser dimanche.

Selon un bilan provisoire, au moins dix personnes sont mortes et 30 autres blessées. Aucune revendication mais Boko Haram est soupçonnée d’être à l’origine de cette nouvelle attaque

Au Niger voisin, jusque-là épargné, l'inquiétude gronde.

Des dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir à Boko Haram ont été arrêtées à Zinder dans le sud du pays et acheminées à Niamey, la capitale, pour les besoin de l’enquête.

Depuis le 6 février, les djihadistes effectuent des incursions au Niger, notamment dans la zone de Diffa, à 400 km à l’est de Zinder, mais selon toute vraisemblance, Boko Haram disposait déjà de réseaux sur place comme l'explique à VOA Afrique confrère Amadou Mahamadou de Zinder.

C’est dans ce contexte que le gouvernement nigérien a appelé à manifester mardi pour dire non au terrorisme de Boko Haram et soutenir les forces armées nigériennes. L‘opposition demande à ses partisans de boycotter la marche.

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