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Quatre soldats maliens tués dans l'explosion de mines


Un soldat malien inspecte les lieux après une attaque terroriste à Sevare, Mali, le 11 août 2015.

Un soldat malien inspecte les lieux après une attaque terroriste à Sevare, Mali, le 11 août 2015.

Quatre militaires maliens ont été tués jeudi dans le centre du Mali lorsque leurs véhicules ont sauté sur des mines.

"Entre les localités de Diabaly et de Nampala (centre), quatre militaires maliens ont trouvé la mort quand leurs véhicules ont sauté sur des mines", a déclaré à l'AFP un gradé de haut rang de l'armée malienne.

L'information a été confirmée par un officier de l'armée malienne en poste à Ségou, une des principales villes de la région, précisant que l'attaque s'était produite "dans le village de N'Goma Coura".

"Deux véhicules de l'armée ont été calcinés après l'explosion de trois mines", selon cette source, qui fait également état de plusieurs soldats blessés et de l'envoi de renforts de l'armée sur les lieux.

Deux soldats maliens avaient été tués et deux grièvement blessés le 5 octobre près de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays, par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, selon des sources militaires.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

Avec AFP

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