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République centrafricaine : quatre morts à Bangui après les violences


Lors de violences à Bangui, le 30 septembre 2015. (AP Photo)

Lors de violences à Bangui, le 30 septembre 2015. (AP Photo)

Le bilan de la journée de violences de jeudi, à Bangui, est de quatre morts : deux musulmans, un chrétien et une personne blessée par balles qui a succombé à ses blessures. On démombre aussi une vingtaine de blessés.

Si le calme est revenu dans la soirée, la journée de violences de jeudi 29 octobre à Bangui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés, selon une source militaire. Des musulmans armés ont mené des représailles après la mort de deux d'entre eux.

"Outre les deux jeunes musulmans tués, un chrétien qui tentait de les protéger a également été lynché à mort, tandis qu'une quatrième personne blessée par balles a succombé à ses blessures au moment de son transfert", a affirmé cette source à l'AFP, évoquant également une vingtaine de blessés.

Après la découverte des corps de deux jeunes musulmans dans des quartiers majoritairement chrétiens de la capitale, des "musulmans armés du PK5", quartier à dominante musulmane, y ont mené des représailles et des tirs nourris ont retenti durant plusieurs heures jeudi, selon la même source.

Plusieurs centaines d'habitants des quartiers chrétiens de Fatima et Nzangoyen ont fui leurs foyers pour se réfugier dans l'église Notre Dame de Fatima, que les musulmans ont tenté d'attaquer avant d'être repoussés par la force onusienne Minusca, a-t-on ajouté.

Remaniement technique

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Des affrontements fin septembre à Bangui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

A la suite de ces violences et des critiques qu'elles ont entraînées au Parlement provisoire, la présidence centrafricaine a annoncé jeudi que les ministres de la Défense et de la Sécurité publique avaient fait l'objet d'un remaniement technique.

Le niveau des affrontements a baissé depuis le mois dernier mais les tensions intercommunautaires restent vives à Bangui et de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

Avec AFP

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