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Quatre étudiants arrêtés au lendemain des manifestations au Tchad


Des étudiantes tchadiennes, 06 juin 2016.

Des étudiantes tchadiennes, 06 juin 2016.

La police confirme avoir arrêté mardi quatre étudiants responsables de l'Union nationale des étudiants du Tchad (Unet) pour des manifestations organisées la veille pour protester contre la suppression des bourses d'études.

Les étudiants de l'Université de N'Djamena, qui sont en grève depuis dix jours, ont annoncé une marche mercredi pour protester contre la suppression des bourses.

Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité a interdit toute manifestation sur l'ensemble du territoire national, selon un arrêté publié mardi.

Lundi, les étudiants avaient manifesté pour protester contre la mesure gouvernementale et lancé des pierres contre des véhicules de l'administration.

Selon la même source policière, les étudiants responsables des actes de vandalisme ont été arrêtés lundi, et sont gardés dans les locaux de la police judiciaire.

Depuis le 15 septembre, date de rentrée scolaire officielle au Tchad, élèves et étudiants ont empêché la tenue des cours dans les établissements publics dans tout le pays. Lycées et collèges publics sont eux restés fermés, de nombreux enseignants réclamant le paiement d'arriérés de salaires.

"Pas de bourse, pas de cours!", ont scandé lundi les étudiants dans la rue. Une rencontre prévue dans la matinée avec le Premier ministre a été reportée sine die.

Les abords des lycées, de l'université de N'Djaména et de certains carrefours étaient quadrillés lundi par la police et la gendarmerie afin d'empêcher tout regroupement.

Les étudiants protestent contre la "suppression" de leurs bourses d'études par le gouvernement, qui fait partie des 16 mesures d'austérité prises en conseil extraordinaire des ministres début septembre, moins d'un mois après l'investiture du président Idriss Deby Itno pour un cinquième mandat.

Avec AFP

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