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Quatorze personnes tuées par des rebelles ninjas dans l'attaque d'un train au Congo


Un groupe de femmes regardent les équipes de secours qui ramassent des corps après un accident de train à Kananga, Kasaï occidental, 4 août 2007.

Un groupe de femmes regardent les équipes de secours qui ramassent des corps après un accident de train à Kananga, Kasaï occidental, 4 août 2007.

Au moins quatorze personnes, dont deux militaires, ont été tuées dans l'attaque d'un train attribuée aux ex-combattants ninjas de l'ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, dans la région du Pool au sud de Brazzaville, a annoncé dimanche la police congolaise.

"Les ninjas ont tué vendredi quatorze personnes, dont des enfants, dans la zone de Mindouli. Ils ne cessent de multiplier des actes terroristes", a affirmé le colonel Jules Monkala Tchoumou, porte-parole de la police.

"Chacun peut aller vérifier l'acte qu'ils ont commis. C'est affreux", a poursuivi l'officier.

"L'attaque s'est déroulée vendredi entre 12H (11H GMT) et 13H (12H GMT) au poste kilométrique 353 entre les gares de Kinkembo et Loulombo", dans le district de Mindouli dans le Pool, selon une source de la société Chemin de fer Congo-Océan (CFCO).

Les incidents de ces derniers jours entre forces loyalistes et ex-combattants ninjas ont provoqué un exode massif des populations du Pool, notamment sur l'axe Brazzaville-Kinkala où plusieurs villages ont été vidés de leurs habitants.

La situation sécuritaire du Pool, où l'armée avait affronté les ex-combattants ninjas entre 1998 et 2003 avant un cessez-le-feu, s'est dégradée depuis début avril après l'attaque des quartiers sud de Brazzaville ayant causé la mort de 17 personnes selon le gouvernement.

Cette attaque avait coïncidé avec la validation par la Cour constitutionnelle de l'élection du président Denis Sassou Nguesso (avec 61% de suffrages) pour un troisième mandat.

Né en 1943 M. Sassou Nguesso cumule plus de 32 ans à la tête du Congo. Sa réélection a été qualifiée de "forfaiture" par ses opposants.

Le député Guy Brice-Parfait Kolelas, arrivé deuxième à la présidentielle du 20 mars, avait demandé une "enquête impartiale" sur le Pool. La France avait invité les institutions internationales à faire "la lumière" sur la situation sécuritaire dans cette région.

Avec AFP

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