Liens d'accessibilité

Quatorze opposants détenus depuis trois semaines, remis en liberté à N’Djamena


Les responsables du FONAC Front de l'Opposition Nouvelle pour l'Alternance et le changement Saleh Kebzabo, à droite, et Ahmat Mahamat Al-Habo, à gauche, animent une conférence de presse à N'Djamena, Tchad, 10 août 2016. VOA/André Kodmadjingar

Quatorze militants et responsables des partis politiques de l'opposition membres du Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (FONAC) détenus à la maison d'arrêt depuis plus de trois semaines, ont retrouvé de leur mouvement mercredi dans la capitale tchadienne.

Arrêtés le 17 novembre dernier et détenus à la maison d'arrêt depuis plus de trois semaines, ces opposants sont accusés de vouloir tenter d'organiser un attroupement non armé le jour où le FONAC avait programmé un meeting populaire au stade d'Abena dans la commune du 7ème arrondissement municipal.

Lequel meeting a été interdit par les autorités en charge de la sécurité publique.

Dans sa réquisition, le 4ème substitut du procureur de la république Almanssour Abdelroudjal a tout simplement demandé au président du tribunal d'appliquer la loi.

Que la politique ne se mêle pas dans la justice, a-t-il instruit.

Dans leur plaidoirie, les avocats la partie civile ont évoqué l'illégalité de la procédure et des griefs reprochés à leurs clients. Car, selon eux, leurs clients n'ont pas été arrêtés sur les lieux de meeting mais plutôt au quartier, dans leur véhicule en train de rentrer chez eux.

Le président du tribunal à purement et simplement relaxé les 14 prévenus pour infraction non constituée.

L'opposition affirme que la vérité a triomphé sur l'arbitraire.

Reportage d’André Kodmadjingar à N’Djamena.

XS
SM
MD
LG