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40 Chinois et Taïwanais acquittés par un tribunal de Nairobi


Mombasa à Nairobi au Kenya, le 4 mars 2016

Mombasa à Nairobi au Kenya, le 4 mars 2016

Arrêtés en 2014 pour utilisation illégale d'équipements de télécommunication, ils étaient soupçonnés d'appartenir à un réseau cybercriminel ou d'espionnage.

La juge Joyce Gondani, a estimé que les preuves avancées par l'accusation n'étaient pas suffisantes pour conclure à la culpabilité de ces 35 Chinois et cinq Taïwanais, et a ordonné qu'ils soient rapatriés dans leur pays d'origine.

Ils étaient accusés d'avoir utilisé un système de télécommunication sans autorisation, conspiré en vue de commettre un crime et participé à un crime organisé. Tous avaient plaidé non coupable.

Ils faisaient partie d'un groupe de 77 ressortissants chinois et taïwanais qui avaient été arrêtés fin 2014 à Runda, dans le nord de Nairobi.

Parmi ces 77, certains résidaient illégalement au Kenya et avaient été déportés.

Le matériel retrouvé en leur possession permettait notamment d'infiltrer des comptes bancaires, des distributeurs d'argent liquide ou le système de paiement par téléphone mobile M-Pesa, avait à l'époque affirmé la presse kényane.

La police avait aussi évoqué un "centre de contrôle" aux activités mystérieuses, dans cette banlieue proche du quartier diplomatique de Gigiri, où se trouvent le quartier général des Nations Unies et de nombreuses ambassades, dont celle des Etats-Unis.

En avril, le Kenya avait déjà expulsé vers la Chine 45 Taïwanais accusés d'escroquerie, provoquant la colère de Taipei, qui avait reproché à Pékin d'avoir "illégalement" fait pression sur le gouvernement kényan.

Avec AFP

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