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Qatar veut augmenter sa production de 10% sur son vaste gisement de gaz


Mohammed Bin Saleh Al-Sada, ministre de l'Énergie et de l'Industrie du Qatar, Vienne, le 2 juin 2016

Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), entend augmenter sa production de 10% sur son vaste gisement North Field qu'il partage avec l'Iran, levant ainsi un moratoire en vigueur depuis 2005.

Le patron du géant public des hydrocarbures Qatar Petroleum (QP), Saad Al-Kaabi, a indiqué lors d'une conférence de presse à Doha qu'un nouveau projet allait être lancé sur ce gisement de 6.000 km2 situé dans les eaux du Golfe, au nord du riche émirat.


"Des études techniques et une évaluation de North Field par Qatar Petroleum ont confirmé un potentiel de développement d'un nouveau projet de gaz pouvant être destiné à l'exportation, avec une capacité d'environ deux milliards de pieds cubes par jour", a-t-il déclaré.

"Un projet de cette taille va augmenter d'environ 10% la production actuelle de North Field, ajoutant quelque 400.000 barils/jour équivalent pétrole" à la production du Qatar, ce qui consolide la position de l'émirat comme l'un des principaux acteurs mondiaux de l'industrie du gaz, a-t-il ajouté.

Le Qatar observait depuis 2005 un moratoire sur tout nouveau projet de développement de North Field dans l'attente des études sur les incidences à long terme d'une exploitation plus étendue.

Ce pays a dépensé des centaines de milliards de dollars pour le développement de son gisement et il est désormais "grand temps" de lever ce moratoire, a expliqué M. Kaabi.

Le nouveau projet est prévu dans le secteur sud du gisement mais le processus prendra plusieurs années pour entrer en phase de production.

M. Kaabi a affirmé que ce projet n'aurait pas d'impact sur l'Iran. "C'est le projet le plus loin de la frontière iranienne et le plus proche de Ras Laffan", le port industriel du Qatar et coeur de son industrie gazière, a-t-il assuré.

Selon lui, le Qatar, qui produit 77 millions de tonnes de gaz chaque année, devrait demeurer un leader mondial pour le GNL.

Une récente étude de la compagnie d'hydrocarbures Royal Dutch Shell a montré que la demande mondiale de GNL avait atteint 265 millions de tonnes en 2016, le Qatar contrôlant environ 30% du marché mondial de ce marché.

Entre 1997 et 2014, le pays a tiré 125 milliards de dollars (117 Milliards d'euros) de ses exportations de GNL, estime l'Observatory of Economic Complexity, un site dédié au commerce international.

Avec AFP

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