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Le procès de Simone Gbagbo sera "équitable" selon le ministre ivoirien de la justice


Laurent Gbagbo et son épouse Simone.

Laurent Gbagbo et son épouse Simone.

Gnenema Coulibaly assure à la Voix de l’Amérique que le procès de l’ancienne Première dame n’est un procès de l’ancien régime de Laurent Gbagbo.

Alors que les avocats de Simone Gbagbo avaient annoncé la semaine dernière l'ouverture du procès pour le 22 octobre, la réalité est bien différente à Abidjan.

Pour des questions de procédures relatives à la vérification des identités des accusés et la notification des charges à leur encontre, le procès pourrait ne démarrer que mi-novembre.

Sur les 89 personnes initialement poursuivies, cinq ont bénéficié d'un non-lieu et une est décédée durant son incarcération, a relevé le Front populaire ivoirien, ancien parti au pouvoir.

Les accuses comparaissent devant la cour d'assises d'Abidjan pour leur rôle présumé dans la crise post-électorale de 2010-2011

Les partisans de Mme Gbagbo et ses avocats dénoncent depuis le début un procès politique que ces derniers retards ne feraient que confirmer.

"Faux", repond le ministre ivoirien de la Justice.

Joint par la Voix de l'Amérique, Gnenema Coulibaly explique que "les juges ivoiriens, au sortir de la crise, étaient dans un grand dénuement. Aujourd'hui, seulement trois ans après la sortie de crise, nous pouvons tenir ce procès. On ne peut donc pas parler de retard."

Interrogé sur l'équité de ce procès, M.Coulibaly affirme que "ce sont des faits de droit commun. Je n'ai pas de doute sur l'équité qui devra animer ce procès. Si Simone Gbagbo a posé des faits de droit commun et qu'elle est poursuivie, on ne peut pas dire que c'est un procès politique."

Gnenema Coulibaly à réaffirmé que Mme Gbagbo ne serait pas transférer à la Haye vers la CPI dans le cadre d'autres affaires. "Pour nous, la justice ivoirienne est compétente pour juger toutes les affaires la concernant."

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